La vision Up2School

Quelle est notre vision ? Pourquoi avons-nous créé une entreprise dans le secteur des médias et du soutien étudiants ?

Nous croyons dur comme fer à la méritocratie. Chacun de nous doit disposer des mêmes chances d’intégrer une Grande École, quel que soit le montant de son portefeuille familial.

 

Up2School, une lutte pour la méritocratie

Nous nous opposons fortement à la trajectoire dangereuse prise par les classes préparatoires : celle d’une filière où les cours et diverses préparations privées deviennent de plus en plus puissantes. Le concours prenait alors le risque d’être non plus méritocratique, mais oligarchique.

Cette évolution nous effraye, tout comme le manque de diversité que nous observons aujourd’hui dans les Grandes Écoles :

  • Combien d’étudiants issus de l’immigration ?
  • Combien d’étudiants boursiers ?
  • Combien d’étudiants issus des banlieues ?
  • Combien d’étudiants issus des petites classes préparatoires publiques de province ?

La réponse est claire : de moins en moins. Et plus on monte haut dans la hiérarchie des écoles, plus ces chiffres, déjà très faibles, diminuaient. En effet, les entreprises privées de préparation aux concours utilisent un « marketing » de la peur, laissant croire que sans elles, la réussite aux concours n’est pas possible. Facturant leurs prestations à des tarifs prohibitifs et dont seuls les plus aisés peuvent s’en acquitter, elles disposent ainsi de ressources financières considérables leur permettant de s’offrir les meilleurs professeurs du marché.

Ce n’est pas seulement une question d’égalité devant les concours, bien qu’elle soit fondamentale, mais aussi une question d’image pour la filière. Les Grandes Écoles de management sont d’ores et déjà onéreuses (mais très rentables in fine pour les étudiants) ; mais si l’on ajoute à cela le renforcement des préparations privées, la filière souffrirait alors d’une étiquette délétère, celle qui affirme qu’il faut payer à tout prix pour réussir.

 

La genèse de Major-Prépa

C’est sous le prisme de ce combat que Major-Prépa est né en 2014 avec une ambition : proposer du contenu de qualité gratuitement pour tous, ce qui n’existait pas alors. Nous avons pu très vite réaliser l’existence d’une vraie demande, d’un accompagnement complémentaire à celui des professeurs. Nous avons publié des synthèses de l’actualité, des pages et articles synthétisant tout ce qu’il y a à savoir sur les concours, des interviews d’étudiants. Bref, tout ce qui manquait sur Internet.

Ainsi, dès l’année 2015-2016, nous nous sommes imposés comme premier site web des étudiants en classe préparatoire. Ce succès a été permis grâce à notre expérience d’anciens préparationnaires, à notre ton semblable à celui du grand frère, avec du sérieux quand il faut, de l’impertinence aussi, mais toujours de l’utile. Nous franchissions alors la barre des 1000 articles et pages publiés, et nombreux étaient nos camarades étudiants voulant publier sur notre site Major-Prépa (ils sont aujourd’hui près d’une centaine à avoir publié au moins une fois !)

 

Le tournant entrepreneurial

En avril et mai 2016, nous avons noué des premiers contacts avec ceux qui allaient être nos futurs écoles partenaires, et qui allaient nous donner les moyens de nous développer. En octobre 2016, nous décidons de transformer cette initiative purement philanthropique en entreprise afin de nous donner les moyens de nous développer, avec notamment l’acquisition de matériel audiovisuel et le lancement de notre magazine Le Major.

Cette année a été un succès sur tous les points :

  • Major-Prépa cumule 1,7 million de visites sur l’année 2016-2017, dont 1 million pendant les concours où il demeure la seule référence
  • Nos magazines Le Major sont plébiscités par les étudiants : 94% d’entre eux disent le préférer à celui édité par notre concurrent principal
  • Les lives depuis les écoles ont permis aux étudiants de découvrir les écoles de l’intérieur
  • Malgré la charge de travail, notre amitié dans l’équipe s’est renforcée (c’est plus important que ce qu’on pense ! 🙂 )

 

 

Liberté, avant tout

À l’heure actuelle, et malgré quelques sollicitations en ce sens, nous ne voulons pas lever de fonds car nous disposons d’une liberté fondamentale : celle de pouvoir travailler avec qui nous voulons. C’est-à-dire les écoles qui partagent nos idées et qui ne font pas partie de celles qui polluent l’image des écoles de commerce. Ainsi, nous nouons des partenariats qu’avec des écoles qui assurent à l’étudiant une réelle reconnaissance de leurs études ainsi qu’un fort retour sur investissement. Être membre de la Conférence des Grandes Écoles, est une condition nécessaire, mais loin d’être suffisante.

Nous sommes également fiers d’avoir pu terminer l’année à l’équilibre financier. En effet, nous avons comprimé les coûts au maximum. Nos locaux se résumaient à nos chambres étudiantes à Jouy-en-Josas et à Reims, et bien entendu, nous n’étions pas payés.

Pour cette année 2017-2018, nous pouvons enfin nous concentrer à plein temps. Nous avons de nouveaux locaux à Station F et de très nombreux nouveaux projets avec toujours un objectif ultime : aider les candidats à préparer leur concours avec le meilleur contenu, gratuitement.