Par MehdiCornilliet (Mehdi Cornil…

KEDGE BS présente sa nouvelle stratégie

José Milano, DG de KEDGE BS - © Mehdi Cornilliet

"Chaque époque a son paradigme central. Au XVIIIème, c'était le siècle des connaissances, des Lumières. Le XIXème siècle était celui de l'utopie et de l'Etat-nation. Le XXème siècle était celui du consumérisme. Le XXIème siècle est et sera celui de la technologie, avec l'homme au centre du nouveau paradigme." C'est par ces mots que Stanislas de Bentzmann, coprésident et confondateur de Devoteam et de KEDGE Business School depuis septembre 2017, contextualise la création de cette nouvelle stratégie.

C'est fort de cette conviction qu'il a, en compagnie des équipes de l'école, affirmé une nouvelle stratégie visant à ancrer les formations de KEDGE dans "le leadership du XXIème siècle", à travers trois piliers : l'entrepreneuriat, le management des technologies et enfin le bien commun. Ces trois piliers sont appelés "à sortir des connaissances techniques pour élargir l'enseignement à des sujets beaucoup plus larges que par le passé".

Exit "Create Share Care", la nouvelle signature de KEDGE BS est Transformative Innovation for Humanity.

 

Une stratégie centrée autour des soft skills

José Milano a présenté la nouvelle stratégie de l'école, qui comme toutes celles présentées en 2018, repose sur l'acquisition des soft skills. Tout d'abord, la performance, avec la recherche d'un business model pérenne. Celui-ci rappelle que KEDGE BS est la quatrième école française en termes de chiffre d'affaires. Une taille critique nécessaire, dans la mesure où il affirme "qu'il n'y a pas de place pour les marques moyennes".

Autre grande nouvelle, Vincent Mangematin, Deputy Dean de Grenoble EM devient le nouveau doyen de KEDGE BS. Il s'agit d'un spécialiste de l'innovation et du management technologique. "Il incarnait cette envie de rejoindre un projet qui met la technologie au centre de l'humain." A titre d'anecdote, il est aussi l'auteur d'un ouvrage intitulé Les business models du célibat.

Dans les faits, KEDGE BS a identifié six thématiques du 21ème siècle : deux disposent d'un centre d'excellence (marketing et supply chain) et quatre disposent d'une expertise (Wine & Spirits, Finance Reconsidered, Health Management, Creative Industries & Culture). 

Comme de très nombreuses écoles, KEDGE BS met le paquet sur l'entrepreneuriat. José Milano mentionne un groupe d'étudiants qui a créé un groupe Facebook fédérant 940 membres autour de la blockchain (il s'agit de KryptoSphere, association étudiante présente également à Rennes SB). L'objectif de l'école est de figurer parmi le top 5 français de l'entrepreneuriat, et cela passe par des mises en situation (deux hackatons) auxquels Devoteam prend part, ainsi qu'une levée de fonds de 6 millions d'euros auprès d'alumni.

 

En termes de campus, KEDGE annonce intensifier sa présence en Afrique subsaharienne (où la marque BEM subsiste), avec l'objectif d'y réaliser 10 millions d'euros de chiffre d'affaires (3 fois moins aujourd'hui) avec 3000 étudiants sur le campus de Dakar, où l'ESTP proposera également un diplôme hybride avec l'institution bordelo-marseillaise. 

 

La pédagogie sera elle aussi revue. Près de 6 millions d'euros seront investis dans la pédagogie digitale et de très nombreux accords sont annoncés :

  • Yncréa, Microsoft, l'ESAM Bordeaux, Polytech Mareille, l'ESTIA, ENSTBB, l'Ecole des Beaux-Arts de Marseille ou encore Airbus Helicopters (implanté à Marignane) rejoignent le cercle de partenaires pédagogiques de l'école
  • Des accords de recherche avec Aston University, l'ESTP et l'Institut Pasteur en Afrique
  • Microsoft participera à l'amélioration du campus, avec toujours plus de digital !

 

José Milano, directeur général de KEDGE BS - © Mehdi Cornilliet

 

Dans trois ans, KEDGE affirme vouloir faire partie des 25 premières écoles européennes (33ème en 2017 et 40ème en 2018 d'après le classement du FT), avec 15 000 étudiants, dont 40% d'internationaux, pour lesquels 150 millions d'euros seront dépensés sur 5 ans

 

Enfin, en termes de sélectivité, il annonce remonter la barre "sur tous les concours". Interrogé sur Ecricome, il affirme avoir été sceptique à ses débuts puis convaincu par ce modèle d'écoles similaires, tout en appelant de ses voeux d'autres écoles "similaires" à les rejoindre. Il annonce également travailler en marque blanche avec d'autres banques d'épreuves, avec qui il nourrit des "contacts". Un bon moyen de rentabiliser la très performante machine logistique, qui a complètement déraillé en 2018 à la BCE (sujet EDHEC-ESSEC similaire à Ecricome ou encore épreuve de maths EDHEC dont le sujet a été distribué par erreur puis qui a dû repassée une semaine après la fin des concours après que deux sujets différents aient été distribués).

 

José Milano annonce avoir été stable en termes de frais de scolarité ces dernières années (+2% en 2017, stabilité pour 2018). La politique sociale fera aussi l'objet d'un renforcement, de 15 à 20 millions d'euros. Cette somme comprend la mise à disposition de logements pour les étudiants, des prêts où l'école se porte caution, le financement de l'apprentissage. En termes de bourses, l'école y consacre 600 000 euros, une somme appelée à augmenter d'un tiers.

 

dans la même rubrique
Commentaires: 0