SES : Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production ?

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fondements commerce international et internationalisation

Le commerce international et l’internationalisation de la production sont des sujets à maîtriser pour le baccalauréat, car ces deux notions impliquent un large panel de sujets possibles autour de théories fondamentales du commerce. De plus, ces deux thèmes sont en lien direct avec le phénomène de la mondialisation, ce qui accentue davantage l’importance de leur maîtrise. 

 

Les fondements du commerce international 

Tout d’abord, abordons la définition du commerce international. Il s’agit de l’ensemble des biens, services et capitaux faisant l’objet d’un échange entre au moins deux pays. Pour comprendre véritablement le commerce international, il faut avoir en tête son évolution.

L’évolution du commerce international se fait en trois temps : 

  • Le XIXe siècle : période d’ouverture des économies, une véritable hausse des échanges internationaux est observée. Pour aller plus loin, nous pouvons noter que Suzanne Berger souligne en 2013, que la première mondialisation a lieu durant cette période.
  • 1947 : création du GATT, devenue l’OMC en 1995, principale institution du commerce international.
  • 1980 : le commerce international prend un nouveau tournant, les flux de services s’intensifient et on passe de mondialisation à globalisation (comprend davantage l’aspect financier).

Vient ici un point à connaître obligatoirement lorsqu’un sujet sur le commerce international tombe : la définition de la mondialisation. La mondialisation représente l’accélération des flux internationaux de biens, de services et de capitaux. De plus, la mondialisation comprend aussi les mouvements migratoires. 

Lire aussi : La lutte contre le chômage 

 

Les fondements de l’internationalisation de la production 

L’internationalisation de la production est une stratégie de développement d’une entreprise au-delà de son marché national d’origine. Elle peut se manifester par l’implantation d’unités de production dans d’autres pays ou la conquête de nouveaux marchés étrangers. 

Lorsqu’on parle d’internationalisation de la production, il est primordial d’évoquer le nom des entreprises spécifiques : les firmes multinationales (FMN). Une firme multinationale ou transnationale est une société commerciale privée ou publique dont les activités se déploient à travers des filiales sur au moins deux pays et/ou continents.

La caractéristique principale d’une FMN est l’IDE (investissement direct à l’étranger). Un chiffre parlant est la multiplication d’IDE par 25 entre 1980 et les années 2000.

 

Les théories à connaître pour parler du commerce international et de l’internationalisation de la production 

L’accélération des échanges internationaux, et donc de l’internationalisation de la production, se base sur les théories d’avantages et gains à l’échange. 

 

Smith et l’avantage absolu

Adam Smith dans la Richesse des nations (1776) analyse le commerce international comme le prolongement de sa théorie de la division du travail, il indique que si un pays B peut fournir une marchandise à meilleur prix parce que son coût de production est plus faible que le pays A, alors il vaut mieux que le pays A lui achète cette marchandise et lui vende une autre marchandise où il a des coûts de production faibles, là où le pays A possède un avantage absolu. La spécialisation qui en résulte entraîne une division internationale du travail, cela permet à chaque pays d’allouer ses ressources là où elles sont les plus efficaces. Grâce à cela, le pays maintient sa croissance.

Cependant, Smith n’avait pas vu un problème posé par sa théorie : un pays, dont les coûts de production sont inférieurs ou supérieurs dans toutes les productions, n’aurait alors aucun avantage et n’aurait donc pas un gain à l’échange international. C’est précisément pour lever cette limite que Ricardo développe une approche en termes d’avantage comparatif.

 

Ricardo et l’avantage comparatif

La théorie de Ricardo est extraite de son ouvrage Principes de l’économie politique et de l’impôt (1817). Cette théorie se base sur trois hypothèses : la valeur d’un bien repose sur la valeur travail, les facteurs de production sont immobiles à l’international et les différences de technique de production expliquent les différences de productivité qui fondent les avantages comparatifs dont disposent les pays, elles déterminent donc la spécialisation du pays. L’avantage comparatif est fondé sur l’idée qu’il est plus efficace de se spécialiser dans les produits dans lesquels le pays est relativement le plus productif en laissant aux autres pays les autres activités, même si le pays est capable d’être plus productif que les autres pays dans toutes les autres activités. En effet, toutes les économies disposent de ressources limitées, ce qu’elles peuvent produire est donc limité. Si le pays veut produire plus d’un bien, alors il faut réduire la production d’un autre bien. La spécialisation internationale, selon l’avantage comparatif, va permettre de repousser le « mur de la rareté ». La spécialisation des pays repose sur des différences relatives de productivité et donc sur des différences de coûts relatifs. 

Dans l’exemple proposé par Ricardo : le Portugal est capable de fabriquer du vin et des draps pour un coût inférieur à l’Angleterre. Mais il est plus efficace pour les deux pays de se spécialiser et à échanger. En renonçant à produire du drap, le Portugal peut affecter ses ressources du vin dans lesquelles il est relativement plus efficace par rapport à celles du drap, réciproquement pour l’Angleterre qui produit des draps. L’ouverture permet donc au Portugal d’acquérir plus de draps que ce qu’il aurait produit en autarcie, inversement le vin pour l’Angleterre.

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Le théorème HOS

Les travaux d’Heckscher et Ohlin fondent la théorie des avantages comparatifs sur l’importation de la dotation en facteurs de production. Le raisonnement initial repose sur un modèle à deux pays, deux facteurs (capital et travail) et deux produits. Dans ce modèle, il y a cinq hypothèses : respect de la CPP (concurrence pure et parfaite), les facteurs de production sont immobiles à l’international et ils sont substituables, les rendements d’échelles sont constants et les rendements factoriels sont décroissants. Les pays sont supposés ne pas avoir les mêmes dotations factoriels et n’ont donc pas les mêmes coûts relatifs de production. Les facteurs de production étant substituables, les pays les utilisent en fonction de leurs coûts relatifs.

Quelques années plus tard, Samuelson se penche sur la théorie HO et de-là vient le théorème de Heckscher – Ohlin – Sammuelson. Dans cette théorie, le libre-échange conduit à une égalisation des profits et des salaires dans le monde. Les pays riches en travail (salaires initialement faibles) se spécialisent dans des activités à forte intensité en travail et délaissent les activités capitalistiques. La demande de travail va donc augmenter, ce qui va accroître les salaires. Inversement, le capital dont le prix initial était élevé est moins demandé, donc son prix va diminuer. Un processus symétrique s’opère dans les pays relativement plus riches en capital. Dans ce pays, le prix du travail va diminuer et le prix du capital va augmenter, et donc à terme au niveau mondial, le commerce international va se traduire par une égalisation de la rémunération des facteurs de production. Ainsi, le théorème HOS met en évidence une convergence des économies grâce au libre-échange. Une vérification empirique du théorème HOS est l’émergence des dragons asiatiques des années 1960.

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