Cartels drogue Amérique latine

Espagnol : Les cartels de drogue en Amérique Latine

¡Buenos días amigo! Dans ce nouvel article, nous abordons un sujet brûlant en Amérique latine : le trafic de drogue, et plus particulièrement son organisation à travers le sous-continent américain. Comment se forment les cartels ? Dans quels pays retrouve-t-on le plus de violence en raison des flux illégaux liés à la drogue ? Tant de questions auxquelles on te répond maintenant !

Géographie des flux de drogue en Amérique latine

La carte suivante te donne un vaste aperçu des flux de drogue.

Géopolitique des drogues en Amérique latine (2/2) - Les Yeux du Monde

Les pays les plus impliqués dans le trafic de drogue sont sans aucun doute ceux des Andes, à savoir : le Pérou, la Colombie et la Bolivie. On note aussi l’importance capitale des pays d’Amérique centrale comme le Honduras ou le Guatemala comme unique route vers les États-Unis. Enfin, le Mexique tient lieu de passerelle vers le plus grand consommateur de drogue au monde qu’est son voisin du nord.

De plus, la carte nous indique clairement que les flux sont en majorité des flux verticaux Sud-Nord. Toutefois, il existe de plus en plus de nouvelles liaisons horizontales tournées vers l’extérieur du continent américain. À l’ouest en direction de l’Afrique, la drogue remontera ensuite depuis l’Afrique vers l’Europe. Et à l’est, car les narcotrafiquants établissent de nouveaux liens avec les mafias asiatiques, en particulier japonaises.

Quelques chiffres sur le trafic de drogue

Environ 80% de la cocaïne et près de 90% de la marijuana importées aux États-Unis proviennent d’Amérique latine.

Produire, transporter et vendre de la drogue constitue un commerce extrêmement profitable, en raison du caractère prohibé de la marchandise. En effet, si l’on prend l’exemple de la cocaïne, cette drogue provient d’une série de transformations dont l’ingrédient de base est la feuille de coca. Cet ingrédient devra alors circuler entre différents pays afin de connaître des transformations successives pour ainsi devenir de la cocaïne. Tu t’en doutes, chaque nouvel acheminement expose les trafiquants à des risques importants, d’où un prix plus qu’irraisonnable par rapport à la véritable valeur de ce poison.

Quelques organisations connues

Au Mexique, on retrouve la plus forte présence de cartels. On peut citer, entre autres, parmi les plus puissants et violents : le cartel de Los Zetas, dont l’ancien leader el Chapo Guzmán est en prison. Cette organisation criminelle mexicaine est considérée par les États-Unis comme “la plus sophistiquée, la plus puissante, et la plus violente et dangereuse agissant au Mexique.”

De même, la Colombie est une terre ancestrale pour les cartels de drogue. La production de cocaïne y est entre les mains d’organisations criminelles comme le tristement célèbre cartel Medellin, dont l’ancien chef n’est autre que Pablo Escobar. D’ailleurs, tu peux noter que les FARC (Fuerzas Armadas de Revolucionarias de Colombia) ont profité de la production de drogue dans le but de financer leur révolte et exactions, alors que dans le même temps, ils dénonçaient la cocaïne comme une « dégénérescence capitaliste ». En tant qu’exemple pour la notion “lugares y formas de poder“, tu es servi !

Quelles conséquences pour les populations locales ?

Les violences entourant le commerce illégal sont connues de tous. Mais il est intéressant de voir que la crise sanitaire a amplifié les conséquences du trafic de drogue sur les communautés locales. Par exemple, la ville du Honduras de San Pedro Sula est considérée comme la ville la plus dangereuse au monde, avec ses 169 homicides par 100 000 habitants. De même, les migrations du Sud vers le Nord profitent aux narcotrafiquants qui n’hésitent pas à réduire en esclavage les migrants.

De plus, les guerres de gangs et de cartels entraînent toujours des dégâts collatéraux, et prennent toujours plus une dimension sanguinaire affolante. Par exemple, la prison équatorienne de Guayaquil a récemment fait l’objet d’un massacre en son sein. Corps mutilés ou brûlés de gardiens, membres des cartels rivaux, Sinaloa et Jalisco Nueva Generación, ont jonché le sol de la prison.

Quelles sont les mesures prises par les gouvernements ?

En Colombie

En 2000, des négociations entre la Colombie et les États-Unis aboutissent à des accords visant à découvrir et fermer les centres de production de drogue de la Colombie. Concrètement, ces accords prévoient une aide financière de la part des États-Unis afin que la Colombie la convertisse en une politique publique de sécurité. Or, l’application d’une telle politique a fait l’objet de critiques, les États-Unis reprochant à la Colombie de ne pas être assez ferme, malgré que de grandes quantités de cocaïne aient été saisies. De plus, plusieurs ONG ont critiqué la méthode employée, car le pouvoir colombien n’hésitait pas à bruler plusieurs hectares pour forcer les trafiquants à s’en aller.

Au Mexique

Depuis 2006, le gouvernement mexicain a voté des mesures draconiennes pour lutter contre le fléau des cartels de drogue, surtout en raison du climat de violence. Ces nouvelles lois autorisent le gouvernement mexicain à envoyer l’Armée dans les villes pour traquer les narcotrafiquants. Mais le bilan de cette politique est tragique: depuis le début de la guerre contre la drogue, on dénombre un peu plus de 100000 morts dont plusieurs victimes collatérales.

Je t’invite aussi à réviser les fondamentaux de la grammaire espagnole ici.

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