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La place des femmes dans le monde hispanique

Envie de décrocher la meilleure note possible en espagnol au baccalauréat ? Tu dois savoir une chose : il est important que tu aies matière à illustrer ton essai avec des exemples concrets de sujets que tu as étudié en classe, mais pas que. N’hésite pas à insérer des références qui te sont propres, sur des sujets qui te sont chers. Ton correcteur sera d’autant plus intéressé.

Dans cet article, nous faisons le point avec toi sur un sujet très important : la place des femmes dans le monde hispanique. Tu pourras tout à fait y faire référence dans tes essais d’espagnol si le sujet s’y prête.

Les différences entre les hommes et les femmes dans le monde du travail

Quels sont les constats ?

D’un point de vue économique, le Centro de Investigaciones Sociológicas (le Centre de Recherche Sociologique d’Espagne) déclare qu’en général, à partir d’une moyenne effectuée entre tous les secteurs d’activité, les femmes espagnoles touchent un salaire 23,5% inférieur à celui des hommes, à travail égal. En d’autres termes, on peut répercuter cette différence de salaire sur le temps de travail à l’année, et selon Amnesty International, c’est 20% du travail des femmes qui n’est pas rémunéré.

De même, un constat admis de tous émerge quand on approfondit les statistiques du travail : les femmes n’ont pas accès aux mêmes postes que les hommes. Certains secteurs sont très représentatifs, c’est le cas du Mergers & Acquisitions (M&A), une branche de la finance. Toutefois, les femmes sont plus enclines à favoriser leur vie familiale par rapport aux hommes, ce qui pourrait expliquer cette différence dans les secteurs extrêmement prisés et prenants.

Concernant ce dernier point, une majorité de femmes se heurte au fameux plafond de verre, que l’on peut décrire comme un ensemble de freins invisibles limitant la carrière professionnelle, et donc les aspirations futures. En particulier, dans une société où les premières années d’emploi coïncident avec les années où l’on souhaite fonder une famille, la maternité est devenue un frein qui empêche les femmes d’entreprendre une longue carrière professionnelle.

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Quelles sont les solutions apportées ?

Pour faire face aux inégalités salariales, il a fallu attendre le gouvernement de José Luís Rodríguez Zapatero (2004-2012) qui fait voter la Ley de Igualdad (2007). Cette dernière propose des leviers d’assistance aux femmes dont les carrières professionnelles souffrent du plafond de verre. Concrètement, cela passe par une aide directe, notamment quand il s’agit de porter plainte contre son employeur.

Au niveau régional, c’est-à-dire des différentes communes espagnoles, on a l’exemple de Barcelone, dont la maire, Ada Colau, n’hésite pas à intervenir publiquement en désignant les entreprises qui ne respectent pas les droits des femmes.

La violence à l’encontre des femmes

Quelques chiffres sur les violences faites aux femmes

Depuis 2004, le nombre de féminicides a diminué de 25% en Espagne, pour atteindre un bilan de 49 féminicides en 2019. En France, c’est 149 femmes assassinées en 2019, soit plus du triple qu’en Espagne.

En Équateur, environ 2000 femmes sont violées chaque année et sept adolescentes accouchent chaque jour dans des conditions précaires.

Pourquoi est-il si difficile de dénoncer les souffrances qu’endurent les femmes ?

La majorité des agressions dont sont victimes les femmes n’est pas physique, mais davantage verbale et psychologique, ce qui explique qu’elles soient difficilement condamnables par la justice.

Plus précisément, la psychologie nous apprend que lorsque l’on subit quotidiennement des pressions sociales, voire des humiliations publiques, celles-ci vont débiliter mentalement la victime, qui va alors progressivement perdre confiance en elle. Ainsi, la victime va rationaliser ce qui lui arrive et peut finir par l’accepter bien qu’elle ait conscience qu’elle est une victime.

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Quelles sont les mesures prises pour réduire cette violence ?

Toujours sous le gouvernement espagnol de Luís Zapatero, il est voté la Ley Integral contra la Violencia de Género (2005) qui protège les femmes contre le harcèlement et les mauvais traitements. Concrètement, cela passe par des investissements dans la police afin que celle-ci puisse davantage agir et recevoir les plaintes des victimes.

De même, le gouvernement de Rajoy fait voter le Pacto de Estado contra la Violencia de Género (2017) qui amplifie les lois de Zapatero et met l’accent sur l’éducation pour prévenir le harcèlement sur la voie publique.

L’avortement dans le monde hispanique

À l’échelle du monde hispanophone, l’avortement ne fait pas l’unanimité. En effet, plusieurs pays d’Amérique latine s’opposent ouvertement à l’IVG. C’est notamment le cas du Salvador où l’IVG est interdit quel que soit le motif. Les femmes avortant peuvent être condamnées jusqu’à 8 ans de prison ferme. Dans les faits, les juges considèrent les avortements comme des “homicides aggravés”, ce qui ouvre la porte à des peines de prison s’élevant jusqu’à 50 ans.

À l’inverse, le Chili a approuvé la dépénalisation de l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse pour toutes les femmes.

D’ailleurs, dans toute l’Amérique latine, s’est constitué le mouvement Marea Verde, principal manifestant dans presque tous les pays du sous-continent. On pourra noter que le mouvement est surtout composé de jeunes et que leur organisation s’effectue en grande partie via les réseaux sociaux. Cet exemple est intéressant dans différentes notions du Bac.

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Deux femmes connues de tous dans le monde hispanophone

Enfin, nous conclurons cet article par la présentation rapide de grands noms de femmes. Tout d’abord, sans aucun doute, l’une des plus connues est la reine d’Espagne : Letizia Ortiz. Elle épouse l’actuel roi d’Espagne, Felipe VI, en 2004. Letizia Ortiz est très connue pour être proche du peuple, car elle ne vient pas d’un milieu noble, et se présente en public vêtue de manière classique sans exubérance.

Puis, on a sans doute Ana Botín, qui est la présidente du Banco Santender. Cette banque est l’une des plus puissantes en Amérique latine et en Espagne. En 2021, Ana Botín est considérée comme la septième femme dirigeant la plus puissante au monde par le magazine Forbes.

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