Précarité menstruelle – Un vrai sujet au lycée ?

Ce mois-ci l’influenceuse MyBetterSelf a fait le buzz en s’engageant contre la précarité menstruelle en France. C’est malheureusement encore un sujet trop peu abordé qui touche plus de 130 000 lycéennes tous les ans qui se retrouvent à sécher les cours à cause de la précarité menstruelle.

 

La précarité menstruelle c’est quoi ?

Par définition, c’est le manque d’accès aux protections menstruelles pour des femmes qui n’ont pas les moyens d’en acheter tous les mois. De nombreuses lycéennes, bien plus que ce que l’on croit de prime abord, doivent donc se passer de protections hygiéniques. Or, cela représente de nombreux risques pour le corps de la femme.  En gardant les mêmes protections hygiéniques beaucoup trop longtemps ou en les remplaçant par des solutions d’urgence comme le papier toilette, des bouts de tissu ou des papiers journaux elles s’exposent à des risques importants d’irritation, voire d’infections plus graves.

 

La précarité menstruelle au lycée – Quelques chiffres

On ne s’en rend pas forcément compte, mais ce sujet tabou est bel et bien présent dans le quotidien de nombreuses lycéennes en France. Selon une enquête Ifop de 2017, 1,7 million de femmes n’auraient pas les moyens d’acheter des protections périodiques, qui présentent un budget beaucoup trop important, dont de nombreuses lycéennes et étudiantes.

Une enquête menée par la marque Always en 2018 révèle que 130 000 lycéennes ratent régulièrement les cours pour cette même raison.

 

Les distributeurs de serviettes – Une solution contre la précarité menstruelle au lycée ?

Le gouvernement a lancé une expérience dans 30 lycées franciliens depuis fin 2020 en y installant des distributeurs gratuits de serviettes hygiéniques. Dans certains d’entre eux, ce sont près de 100 serviettes qui seront retirés chaque semaine via la machine. Il est prévu prochainement de lancer cette opération à plus grande échelle dans près de 465 lycées publics de région parisienne pour un coût d’un million d’euros.

Cette initiative est déjà déployée à l’échelle nationale en Écosse pour toutes les élèves et étudiantes.

 

Des démarches encore insuffisantes face à la précarité menstruelle ?

La militante féministe Rebecca Amsellem juge que “ça reste toujours beaucoup trop lent. Il y va d’un vrai manque de volonté politique parce que les règles sont longtemps restées dans le domaine privé, et été associées à une honte.”

Cette vision est également partagée de nombreuses lycéennes qui ont déjà honte de parler publiquement de leurs menstruations. Avouer qu’on n’a pas les ressources suffisantes pour acheter des protections périodiques est encore plus honteux et très peu de filles osent en parler publiquement.

 

Précarité menstruelle – un problème de société encore plus profond ?

Et si ce problème était lié à un problème de société encore plus profond ? De nombreuses jeunes lycéennes sont complètement dépourvues et perdues face au tabou des règles. Le dialogue entre les mères et leurs filles à ces sujets reste encore très limité – que ce soit pour des convictions religieuses, morales ou simplement des tabous de la société.

Certaines jeunes filles n’apprennent par exemple que très tardivement comment se servir d’un tampon et c’est encore pire lorsqu’il s’agit des nouvelles alternatives qui se développent pour aider les femmes à mieux vivre leurs règles comme les culottes menstruelles ou encore les cups.

 

Précarité menstruelle – Votre avis compte

Lycéennes, votre avis compte beaucoup ! Un groupe d’étudiants de HEC veulent monter un projet pour déjouer les tabous sur les règles auprès des jeunes. Si vous avez 2 minutes aidez-les en répondant à ce court questionnaire. Votre avis les aidera vraiment à mieux comprendre les besoins des lycéens et à développer le meilleur produit en fonction.

 

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