Joachim du Bellay – biographie et oeuvre

Joachim du Bellay est un des membres de la Pléiade. Ami de Ronsard, il est très connu pour son oeuvre théorique Défense et illustration de la langue française ou encore pour les Regrets. Il est important de connaître des éléments de sa biographie tant pour l’oral que pour l’écrit.

Membre éminent de la Pléiade

Du Bellay est surtout nourri de la culture latine et italienne (Pétrarque). Protégé par son cousin, Jean de Bellay, cardinal et ambassadeur à Rome depuis 1534, c’est à lui que revient le rôle de rédiger la Défense et illustration de la langue française.

Exilé à Rome de 1553 à 1557, il compose de nombreux recueils qui expriment sa déception et son mal du pays. De retour en France,  en 1557, il devient poète à la cour d’Henri II puis meurt à en 1560. 

Ouvrages notables :

  • Défense et illustration de la langue française, 1549
  • L’Olive, 1549
  • Les Regrets, 1558
  • Les Antiquités de Rome, 1558

Défense et illustration de la langue française, Du Bellay

Ouvrage majeur, manifeste de la Pléiade qui bouleverse l’histoire de la poésie. La poésie doit désormais:

  • être écrite en français (langue enrichie)
  • dans un style travaillé et versifié (en alexandrins avec de nombreuses figures de style
  • inspirée par la littérature latine.

Vous trouverez un résumé détaillé de l’oeuvre ici.

L’Olive, Du Bellay

L’Olive est publié en même temps que la Défense et illustration de la langue française. En effet, c’est la première application de la doctrine du manifeste de la Pléiade.

Très inspirés de la poésie de Pétrarque, l’un des grands maîtres de la poésie italienne que les poètes de la Pléiade veulent imiter, cet ouvrage montre déjà une touche personnelle notamment dans le choix des images.

Les Regrets, Du Bellay

Le séjour à Rome est un moment très important de la vie de Du Bellay. Même s’il a réussi à faire croire qu’il n’avait été à Rome qu’un malheureux secrétaire accablé de travaux, Du Bellay y vivait en réalité très confortablement. Il avait même de nombreuses responsabilités. Le livre se présente comme un journal intime de Du Bellay, parcouru par un mythe sous-jacent qui parfois refait surface, celui d’Ulysse et de son voyage en mer. Du Bellay y médite ainsi sur son destin et sur la situation politique romaine.