Comment s’informr aujourd’hui ? – Bac HGGSP

Pour vous aider à réviser votre bac de la spécialité histoire géographie géopolitique et sciences politiques, voici un article qui résume tout ce qu’il faut savoir sur comment s’informer aujourd’hui, un chapitre introductif dans le cadre du thème “S’informer : un regard critique sur les sources et modes de communication” !

Depuis la diffusion massive d’internet au grand public au milieu des années 1990, les individus disposent d’une gamme grandissante de moyens d’information et de diffusion. Cependant, l’accès à l’information et son usage varient en fonction de caractéristiques sociodémographiques  et du degré de politisation. De plus, en fonction des territoires, le degré de contrôle des autorités de l’information est plus ou moins grand. Cela conduit à plus ou moins de discrimination quant à l’accès à l’information.

 

S’informer aujourd’hui – Les notions importantes à retenir

Informer, c’est le métier effectué par des journalistes, c’est transmettre une information objective et contextualisée, à l’aide de sources multiples. Il s’agit d’aider les populations à mieux comprendre le monde qui les entoure. L’information, afin d’être considérée comme telle doit répondre à trois objectifs :

  • Avoir un intérêt pour le public,
  • Être factuelle,
  • Être vérifiée.

– La communication est quant à elle un message, ayant une cible et un but. Elle s’est notamment renforcée avec l’apparition des réseaux sociaux.

– Le terme de média désigne les moyens de diffusion massive de l’information. Il désigne également l’ensemble des acteurs y participant.

– Les supports médiatiques sont les moyens de diffusion de l’information (sites internet, chaînes de télévision ou de radio, différents journaux…).

– La théorie de la réception, concept né du travail de Hans-Robert Jauss dans les années 1960, montre que l’interprétation d’un d’une information diffère selon les valeurs et le milieu social de chacun.

– La fracture numérique désigne la disparité de l’accès aux technologies de l’information.

– La censure passe par l’examen de l’information par une autorité désignée qui décide ou non d’y bloquer l’accès.

– La surcharge informationnelle est l’excès d’informations reçues par un individu, pouvant nuire à sa personne ou a son activité. C’est un synonyme de la surinformation.

 

S’informer via des médias et des supports de communication qui n’ont jamais été aussi nombreux et divers

 

Les principales sources d’information des Français

Aujourd’hui, l’information est possible grâce à une source diversifiée de support de communication. Bien que la consultation d’informations se fasse de plus en plus en ligne, les médias traditionnels (télévision, radio et presse papier) sont toujours d’actualité et s’adaptent.

En janvier 2019, la télévision est la source d’information préférée pour 46% des français (18% pour la radio). Internet est la source préférée pour 29% d’entre eux. Sur internet, les sources d’information privilégiées sont les sites de presse écrite (28%), et les réseaux sociaux (20%). De plus, 25% ont déclaré qu’ils trouvaient que les informations trouvées en ligne étaient fiables.

L’essor des réseaux sociaux comme source d’information s’est observé entre 2013 et 2016. En effet, ils permettent de gagner du temps grâce à la mise à jour rapide des informations (presque en temps réel). Ils sont gratuits et généralement libre d’accès. De plus, les algorithmes de préférences permettent d’avoir une information personnalisée et centrée sur nos intérêts. 

 

S’informer en ligne – La diversification de la presse en ligne

En dehors de l’essor des réseaux sociaux, la diffusion d’internet au grand public a permis de diversifier les sources d’information. C’est notamment grâce à la multiplication des sites référençant l’actualité. Selon la Commission Paritaire des Publications et agences de presse, le nombre de sites internet dédié à l’actualité est passé de 189 à 906 en seulement cinq ans (2010-2015). Cette multiplication concerne en grande partie les pure players. Il s’agit de plateformes d’information uniquement présentent sur Internet (Mediapart, plus grand média en ligne indépendant et rentable).

La diffusion d’informations sur les réseaux sociaux peut être critiquée, car souvent “en temps réel” et donc manquant d’éléments de contexte et d’analyse (apparition du terme de fake news). Cependant, ils peuvent être considérés comme complémentaires aux médias traditionnels. Souvent, la transmission d’informations sur les réseaux sociaux se fait par son groupe d’amis, partageant des articles issus de pages internet de médias traditionnels (journaux digitalisés comme Le Monde, Libération, Alternatives Économiques, La Croix…). 

 

 

S’informer via des individus, les groupes sociaux et les territoires

 

S’informer – Des pratiques différenciées selon l’âge et l’appartenance sociale

Premièrement, les sources d’information varient selon l’âge des individus. Un adolescent né dans l’air du numérique ne s’informera certainement pas de la même façon que ces parents ou ses grands-parents.  L’âge joue également sur l’intérêt porté à l’actualité, et sur les sujets préférés.

Ensuite, l’assimilation de l’information diffère aussi selon les groupes sociaux. C’est le résultat d’une enquête réalisée par Dominique Pasquier, sociologue française. Elle analyse ces faits dans son livre L’Internet des familles modestes : enquête dans la France rurale. Elle constate alors que l’utilisation d’internet par les familles modestes est différente de celle des familles aisées. L’essentiel de leur activité se fait sur les réseaux sociaux, principalement Facebook. L’information est alors transmise horizontalement, par leur groupe d’amis. Elle est surtout constitué de fait divers, et non de débats politiques. À contrario, dans les milieux plus aisés, la consommation de médias et l’assimilation d’information se fait de manière plus intense et diversifiée. Le but est souvent de nourrir ou construire une opinion.

 

S’informer – Des différences politiques selon les territoires

L’accès à l’information diffère également selon les territoires. En effet, l’accès libre à une information gratuite varie selon les pays. Censure, violence et intimidation des journalistes sont des outils utilisés par certains pouvoirs politiques. Le but est de contrôler le flux d’informations dans leur pays. Chaque année, l’ONG Reporters sans Frontières effectue un classement mondial de la liberté de la presse sur 180 pays et régions. Le classement est effectué en fonction du degré de liberté dont jouissent les journalistes. Depuis 2018, la Norvège est référencée comme le pays disposant de la plus grande liberté de presse. La Corée du Nord est le pays mettant en place la plus grosse censure. 

Source : https://rsf.org/fr/classement

Ces politiques de censures mènent à la mise en place de moyens de contournement. Par exemple, en Chine, les internautes développent des logiciels et outils permettant de contourner la censure sur les sites comme Google, Facebook ou Twitter. L’utilisation de VPN se répand également. Mais tout cela n’est pas sans risque. En 2013 et 2016, le pays a déjà adopté deux lois permettant de contrôler les commentaires des internautes. Ces derniers peuvent risquer jusqu’à trois ans de prison pour publication d’un message diffamatoire à l’égard du parti. La Chine n’est qu’un exemple de contrôle de la presse parmi tant d’autres, comme la Russie, la Turquie, les régimes autoritaires du Moyen-Orient…

 

S’informer – Des différences en fonction de la qualité de vie numérique

La différence d’accès à l’information selon les territoires est également dû au manque de moyen de transmission et de la qualité de vie numérique. Dans certains pays, c’est la radio qui prend le relais sur internet. Cela est dû au àmanque d’installation, au coût d’Internet pour les utilisateurs ou encore au niveau de sécurité des données. C’est le cas dans certains territoires d’outre-mer français, ou encore sur certain territoire d’Afrique comme l’Érythrée. La Radio Erena reste le seul moyen de presse libre sur le territoire, notamment car son directeur Biniam Simon a le statut de réfugié politique à Paris. De son côté, la France est classée quatrième sur 85 pays dans le « Digital Life Quality Index » de 2020. Ce classement référence les pays avec des scores allant de 0 à 1, en prenant en compte plusieurs facteurs comme l’accessibilité et la qualité des réseaux Internet, le développement des infrastructures numériques ou encore la cyber sécurité.

 

L’exemple d’un sujet du bac sur s’informer aujourd’hui : analyse

Exemple de sujet : Les médias d’information, un “quatrième pouvoir” ?

Il s’agit ici d’analyser les médias dans le rôle politique en tant que quatrième pouvoir, aux côtés des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Il est possible de diviser ce sujet en trois parties, chacune décrite avec des mots-clés à analyser. Pour le sujet, tu peux le retrouver dans son intégralité ici !

Première partie : Un rappel sur l’histoire des médias et leurs rôles dans la société

  • Les médias comme vecteurs de changements sociaux (éducation, liberté de presse et d’expression, pluralisme politique)
  • Les différents types de médias et leur rôles (presse écrite, audio et visuelle, information disponible en temps réel, analyse et avis différents selon la ligne éditoriale)

Deuxième partie : Les médias, un quatrième pouvoir : détail sur les rôles des médias

  • Informer, mais aussi enseigner, sensibiliser, représenter, défendre, changements sociaux, ect.
  • Donner plusieurs points de vue : alimenter le débat public, donner la parole aux plus petits, expression politique

Troisième partie : Une critique des médias et introduction de la notion de cinquième pouvoir

  • Une notion liée à l’argent car la survie d’un media dépend des retombées économique, médias privés opposés à la notion de société publique
  • La critique de l’information en temps réel

 

S’informer aujourd’hui – conclusion

L’arrivée d’internet au grand public s’est accompagnée de l’augmentation intense des sources de communication et d’information. Bien que l’information en ligne gagne de plus en plus de terrain, les médias traditionnels continuent tout de même d’être utilisés. Les manières de s’informer diffère selon plusieurs critères, tout comme la réception de l’information. Les médias et l’information en généralement sont également considérés comme des outils politiques dans plusieurs pays et régions du monde. La question se pose alors de considérer ou non les médias comme nouveau “quatrième pouvoir” en complément des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire).

 

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