Sortir de la guerre – Bac d’histoire

Sortir de la guerre : la tentative de construction d’un ordre des nations démocratiques, un chapitre clé au bac d’histoire. On vous explique totu ce qu’il faut savoir dessus ! 

Sortir de la guerre : introduction et mise en perspective historique

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les sociétés détruites cherchent à se reconstruire après quatre années dévastatrices. Sur le plan international, les États tentent de remettre en place un ordre stable fondé sur des valeurs démocratiques, mais ne peuvent empêcher l’apparition de nouvelles tensions. Le conflit marque autant les hommes que les paysages : son souvenir, entretenu par divers acteurs, imprègne profondément les sociétés d’après‑guerre.

Les éléments clés à connaître sur le chapitre Sortir de la guerre

Les dates clés sur le chapitre Sortir de la guerre

  • 11 Novembre 1918 : L’armistice est signé mettant fin à quatre années d’une guerre dévastatrice.
  • 8 janvier 1918 : le président américain Thomas W. Wilson s’adresse aux parlementaires de son pays. Sous la forme de quatorze propositions, il leur présente les buts de leur entrée en guerre, mais aussi les mesures à prendre après la guerre afin de parvenir à une paix durable.
  • 28 juin 1919 : signature du traité de Versailles après six mois de négociations. Il fixe les conditions de la paix en Europe et tient l’Allemagne responsable des réparations.
  • 1922 : création de l’URSS à la suite de la révolution de 1917

 

Les personnages clés sur le chapitre Sortir de la guerre

  • Homme politique français, Aristide Briand est plusieurs fois président du Conseil et ministre des Affaires étrangères entre 1915 et 1930. Profondément pacifiste, il œuvre d’abord au rapprochement franco‑allemand (traité de Locarno en 1925), ce qui lui vaut le prix Nobel de la paix en 1926.
  • Rosa Luxembourg (1871-1919)Née en Pologne, Rosa Luxembourg cofonde en 1916 la Ligue spartakiste, un mouvement révolutionnaire antimilitariste. Suivant le modèle des bolcheviks russes, les spartakistes déclenchent en 1919 une insurrection afin de renverser la République de Weimar. Rosa Luxembourg est arrêtée et exécutée le 15 janvier 1919.
  • Otto Dix (1891‑1969) : Ancien combattant allemand, il dénonce l’horreur des combats par le biais de peintures et gravures
  • Thomas W. Wilson (1856‑1924) : président américain lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis, il fixe les « 14 points Wilson », ayant pour but d’instaurer une paix durable en Europe.

 

Problématiser deux ou trois sujets sur Sortir de la guerre

Quels sont les bilans humains, économiques et politiques de cette guerre ?

La Première Guerre mondiale fut une grande guerre par l’ampleur de sa mobilisation, et donc de ses pertes : au total, 80 millions d‘hommes ont été mobilisés comme soldats ; le nombre total des pertes s’élève ainsi à près de 10 millions de morts. L’Allemagne est le pays le plus touché avec 2 millions de morts, la France en compte près de 1,5. Parmi ces victimes, plus de 80% sont des hommes de moins de 40 ans. L’Europe a ainsi été amputée de sa « force vive ». Plus de 20 millions de soldats sont blessés, donc près de 6,5 millions sont mutilés, notamment les « gueules cassées ». Une des conséquences de cette saignée démographique est une baisse brutale des naissances : on estime le manque de naissance à environ 20 millions, ce qui entraîne un vieillissement durable de la population.

Les Etats mettent en place des politiques de commémoration. Chaque commune en France se dote d’un Monument aux Morts. Le 11 novembre devient la 2e fête nationale. Pour honorer les soldats disparus, on enterre sous l’arc de triomphe le « soldat inconnu », un des 700 000 morts qui n’ont pas pu être identifiés.

 

Sortir de la guerre : le bilan économique

Le bilan économique de la guerre est très lourd : le coût total de la guerre est estimé à 300 milliards de dollars. Pour se financer, les Etats européens ont eu recourt à l’emprunt et la fabrication monétaire. Ainsi, e 1918, les états sont endettés et leurs monnaies s’affaiblissent considérablement. De plus, les économies sont détruites : les villages sont en ruines, les champs de l’est de la France sont ravagés par les trous d’obus et les tranchées. La situation de pénurie alimentaire se prolonge après la guerre.

 

 

Sortir de la guerre : l’émergence de nouvelles puissances

Cet affaiblissement de l’Europe a permis l’émergence de puissances extra-européennes : les Etats-Unis deviennent ainsi la première puissance mondiale dans tous les domaines : économique en dynamisant leur industrie, financier avec la possession de plus de la moitié du stick d’or mondial, commercial en prenant une partie des marchés européens avec des exportations massives. Ils deviennent également un acteur géopolitique majeur par leur intervention des « 14 points Wilson » Le Japon prend également son essor en Asie, avec l’effacement Russe dû à la révolution de 1917. Il récupère dans le pacifique toutes les colonies allemandes.

 

Comment un nouvel ordre mondial se reconstruit-t-il ?

En janvier 1919 a lieu à Paris une conférence de la Paix. L’objectif est de rendre la paix durable. Les Etats vaincus ne participent pas aux négociations, 5 traités de paix sont signés : le Traité de Versailles, signé avec l’Allemagne le 28 juin 1919. Le traité de Sèvres, marque la fin de l’empire Ottoman, le Traité de St Germain en laye marque la fin de l’Autriche-Hongrie, et le traite de Brest-Litovsk en 1917 a marqué la sortie de la guerre pour la Russie. Tous ces traités de paix s’appuient sur les « 14 points » de Wilson, réaffirmant notamment le principe d’auto-détermination des peuples.

L’Europe est redessinée, jusque dans ses frontières d’outre-mer : quatre empires disparaissent : l’Empire Russe s’est effondré en 1917 et l’URSS naît en 1922. L’empire ottoman est découpé en mandats confiés à la France et au Royaume Uni. L’empire d’Autriche-Hongrie est transformé en République d’Autriche et en République de Hongrie. L’empire d’Allemagne est devenu la république de Weimar. Trois Etats sont agrandis (la France, la Roumanie et l’Italie. Et six Etats sont créés : l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, La Pologne, la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie, selon le principe d’autodétermination des peuples.

De nouveaux principes de sécurités collective sont mis en place : l’Allemagne est démilitarisée et occupée par la France. La société des Nations est créée, avec pour but ‘arbitrer de façon multilatérale les tensions. Elle est basée à Genève, en Suisse, un Etat considéré comme neutre. Elle doit faire respecter plusieurs principes, notamment celui de la libre circulation des mers. Cependant, le désengagement des Etats-Unis dans cette société des Nations lui fait perdre sa légitimité.

 

Pour conclure sur le chapitre sortir de la guerre

La Grande Guerre est qualifiée de « suicide de l’Europe » pour désigner sa responsabilité dans le déclenchement du conflit lié à un durcissement du nationalisme, l’ampleur des pertes d’une guerre industrielle qui s’est enterrée en guerre de position et la fin de sa prééminence mondiale. Son remodelage au nom de l’autodétermination et la création de la SDN doivent éviter une nouvelle guerre. En fait, si les EU sont les grands gagnants, leur repli isolationniste (ils refusent d’adhérer à la SDN) favorise le maintien apparent de la grandeur européenne (les empires coloniaux se sont même accrus). Le pacifisme dominant va limiter les interventions face à la montée des tensions en Europe. Les humiliations et frustrations créées par les Traités suscitent de nouvelles guerres, dès 1920 en Turquie et en Pologne, et finalement en 1939 avec la Seconde Guerre mondiale qui donnera à la Grande Guerre son nom de Première guerre mondiale.

 

N’hésitez pas à poursuivre vos révisions avec d’autres chapitre d’histoire – notamment ceux sur la première guerre mondiale juste ici. Bon courage !