Comment j’ai eu 20 au bac en histoire-géo : mes conseils

Si tu as envie de progresser et de cartonner aux épreuves d’histoire-géographie au baccalauréat, tu es au bon endroit !  Je m’appelle Florine et il y a quelques années, j’ai obtenu la note de 20/20 aux épreuves d’histoire-géographie du bac !

Dans cet article, je te livre la méthode que j’ai suivie ainsi que de nombreux conseils pour travailler au mieux cette matière et réussir avec brio les épreuves du bac !

 

Conseil n° 1 : se motiver !

Cela peut paraître un peu naïf ou peu pertinent, mais selon moi, c’est un conseil fondé. La motivation, quand elle est présente, permet réellement de se mettre au travail, de progresser et de réussir !

Le programme d’histoire-géographie est dense, tu le sais et d’ailleurs c’est peut-être ça qui te refroidit légèrement. Ce que je te recommande, c’est de prendre de la distance avec la matière pour comprendre en quoi elle est intéressante et/ou utile dans ton parcours !

Personnellement, en terminale, j’ai réussi à me motiver parce que je trouvais la matière très enrichissante pour comprendre un peu mieux le monde dans lequel on vit. Je pense d’ailleurs que c’est une discipline qui permet de se construire une bonne culture générale, solide et variée. Mais si tu n’es pas convaincu par ces arguments, tu peux toujours te dire que c’est une matière fortement valorisée dans ton dossier Parcoursup, ce qui vaut le coup de t’investir.

Peu importe la ou les raisons qui te motivent, ce qu’il faut faire, c’est d’être au clair avec toi-même sur les raisons qui te poussent à travailler l’histoire-géographie. Quand on sait pourquoi on fait les choses, ça peut changer la donne ! 

 

Conseil n° 2 : avoir en tête le programme

De mon point de vue, je trouve motivant et responsabilisant que de savoir ce qui nous attend dans l’année scolaire. Connaître au moins les thématiques des chapitres permet de savoir où tu vas.

Avoir le programme en tête te permet de faire des liens avec l’actualité, avec des articles, vidéos ou reportages vus à côté. Par exemple, si tu tombes sur un reportage ou un article intéressant, tu vas peut-être prendre quelques notes si la thématique est dans ton programme. Dit autrement, cela te permet de sélectionner et d’organiser intelligemment tes ressources.

Et enfin, tu pourras optimiser tes révisions pour les épreuves en ayant une vision globale du programme annuel en histoire-géo.

 

Conseil n° 3 : bien s’organiser

Bien savoir gérer son temps et la charge de travail, ne pas crouler sous les devoirs et les révisions, tout cela, je te rassure n’est pas naturel, mais ça s’apprend !

L’objectif d’une bonne organisation, c’est de bien répartir et planifier la charge de travail pour ne pas te laisser dépasser par le temps qui file et le travail qui s’accumule. Les professeurs vont adopter un rythme rapide, vu le gabarit du programme d’histoire-géo. Chaque heure de cours débouchera forcément sur une belle quantité de choses à retenir. Tout le challenge pour toi est donc de pouvoir travailler ton cours et le retenir, sans abandonner les autres matières à bosser à côté.

Personnellement, j’évitais le plus possible de prendre du retard en relisant systématiquement le cours chaque soir, pour bien imprimer ce que j’avais vu en cours la journée. C’est faisable, mais ça demande un peu de rigueur personnelle (pour se débarrasser de la fameuse flemme !). Surtout,  j’essayais de me conserver chaque week-end une plage horaire dédiée à l’histoire-géographie, pour moi c’était le samedi matin. Même si je n’avais pas de devoir à rendre, je me forçais à travailler la matière pour ne pas perdre le rythme : je revoyais pendant une demi-heure ou une heure ce que j’avais vu la semaine. Lorsque j’avais un devoir à rendre ou un gros DS à préparer, j’allongeais ce créneau. Quelle que soit la charge de travail, je pense que ça m’a bien aidée de me réserver un peu de temps pour cette matière.

 

Conseil n° 4 : écouter activement en cours

Je n’invente rien du tout en te conseillant cela, mais ça vaut le coup de répéter cette recommandation : être attentif pendant le cours aide énormément à en retenir le contenu.

La majeure partie du travail de mémorisation dans ton cerveau se fait pendant le cours. Être bien attentif pendant l’heure de cours permet de mémoriser plus rapidement et durablement les connaissances. Et c’est encore plus efficace si tu as une mémoire auditive !

Participer en cours est une bonne manière de rester actif et concentré. Évidemment, ce n’est pas toujours facile selon la composition de la classe et la méthode du prof. Mais de manière générale, quand tu participes, le fait d’être actif permet déjà à la mémoire de s’activer.

Selon moi, chaque petite occasion pour progresser est bonne à prendre. Si le prof t’interroge, ne le vois pas comme un fardeau ou un piège, mais comme un moyen de progresser. Connaissance du cours, capacité de déchiffrer un document ou même la prise de parole, voilà autant d’axes sur lesquels tu peux progresser avec une seule question du prof.

 

Conseil n° 5 : faire des fiches qui te seront utiles

Les fiches constituent un sujet où les élèves sont assez partagés, ça dépend bien souvent du cours, du prof et de l’élève. Je pense que vu la densité du programme, il vaut mieux faire des fiches en histoire-géographie. Mais attention, fais-en à condition qu’elles soient utiles !

Personnellement, j’en ai fait en histoire-géo parce que mon professeur faisait parfois un cours oral et parfois un cours sur polycopié. La fiche me permettait d’harmoniser les connaissances transmises à l’oral ou sur poly. Et c’est encore plus pertinent si tu te bases aussi sur des informations trouvées dans un livre ou sur Internet. Plus on multiplie les sources, plus la fiche est utile selon moi, parce qu’elle centralise toutes ces données.

Pour découvrir, clarifier ou approfondir une notion, il existe plein de supports intéressants en histoire-géographie. Il y a des blogs, des chaînes YouTube, des émissions de télé ou de radio qui reprennent et expliquent des notions. N’hésite vraiment pas à aller au-delà du strict cours du prof.

Revenons-en aux fiches, de mon point de vue (et comme je le disais pour les SES) les fiches d’histoire-géo sont utiles et efficaces si et seulement si :

  1. Elles synthétisent toutes les informations importantes à connaître, sans uniquement recopier le cours !
  2. Elles sont structurées de la même manière pour tous les chapitres, de façon à ce que ton cerveau ne se perde pas dans des supports trop variés.
  3. Elles sont faites avec concentration, puisqu’en les faisant, tu en mémorises le contenu.
  4. Elles sont utilisées au cours des révisions, sinon tu perds ton temps !

Fiche ton cours le week-end : tu éviteras ainsi de te retrouver à ficher tous tes chapitres aux vacances. Faire ta fiche en fin de semaine te permet de consolider les nouvelles connaissances de la semaine. Tu peux aussi attendre que ton chapitre soit achevé pour ficher, mais n’attends pas plus longtemps. Si tu fiches au fur et à mesure, tu es sûr de ne pas accumuler de retard.

Une fois que tu as ces quatre règles d’or en tête, tu peux te lancer dans la réalisation des fiches. Mes fiches suivaient ces principes :

  • Une fiche par chapitre qui reprend la problématique, c’est-à-dire la question du chapitre. Si le chapitre est long, avec plusieurs sous-questions, ça vaut le coup de faire plusieurs fiches pour le chapitre.
  • Indiquer le plan détaillé.
  • Mettre les mots clés et le vocabulaire, les définitions.
  • Ne pas oublier les dates et les biographies importantes.

Enfin, pour clore cette partie sur les fiches, voici mes trois petites astuces :

  1. J’aimais faire mes fiches à la main, mais tu peux aussi les faire sur l’ordi : prends la méthode que tu préfères et pour laquelle tu es efficace ! Tu peux faire une fiche « classique », mais aussi plus originale (carte mentale ou encore podcast), bref, sens-toi libre !
  2. J’avais l’habitude de faire un code couleurs et ça m’a bien aidée pour structurer le contenu et mémoriser.
  3. Le petit truc que je faisais « en plus » : le petit encadré « premium ». Je gardais un petit espace dans ma fiche que je consacrais à des références qui sortaient un peu du lot, notamment pour faire une belle accroche en dissertation. Souvent il s’agissait de films ou d’ouvrages. Effet garanti chez les correcteurs !

 

Conseil n° 6 : apprendre par étapes

Pour apprendre et retenir mon cours d’histoire-géographie, je procédais par étapes :

  1. Première étape :  en classe, j’écoutais, j’essayais de retenir un maximum d’informations.
  2. Deuxième étape : le soir, je relisais systématiquement mon cours, pour réactiver tout ce que j’avais entendu dans la journée. Je faisais une vraie lecture active, à haute voix. Je lisais plusieurs fois le cours, par exemple une première fois, puis ensuite je faisais un exo de maths qui n’avait rien à voir, pour « laisser reposer », et ensuite je revenais au cours.
  3. Troisième étape : le lendemain, ou à la fin de la semaine, je révisais mon cours et je faisais ma fiche, ce qui me permettait de vérifier que j’avais bien retenu et compris les nouvelles connaissances. Et c’est à ce moment-là que je voyais bien si j’étais capable d’expliquer les notions, sans support.

Il y a un truc aussi qui marche très bien : expliquer son cours à quelqu’un qui ne l’a pas suivi ou qui s’y connaît moyennement. Ça te force à reformuler les idées avec tes propres mots, et donc à faire de la connaissance quelque chose qui vient de toi, et non plus du prof. Si la personne à qui tu expliques a compris : c’est gagné, tu maîtrises le cours !

 

Conseil n° 7 : s’exercer régulièrement

La bonne nouvelle en histoire-géo, c’est qu’il n’y a pas vraiment de fatalité, un progrès est toujours possible et surtout si on s’y prend tôt !

Mais avant tout, il est nécessaire de repérer la nature des difficultés pour cibler les points que tu as à travailler avant de te perdre dans le large programme. Donc, la première étape pour que tu progresses, c’est de repérer la nature de tes éventuelles difficultés.

Ces difficultés en histoire-géo peuvent venir de plein d’endroits différents ! Il peut s’agir de difficultés d’apprentissage ou de mémorisation, dans ce cas, il faut se demander si ta prise de notes ou tes fiches sont bien faites, si la quantité de travail est suffisante. Tu peux aussi éprouver des difficultés pour déchiffrer les textes, dans ce cas il s’agit plus de travailler la langue. Tu peux aussi avoir du mal à rédiger, dans ce cas il faudra travailler les techniques pour faire une bonne argumentation.

Une fois que tu as bien repéré tes difficultés, essaie au maximum de saisir les occasions pour progresser. Chaque interro ou DS ou exercice en classe est une opportunité pour travailler tes points faibles et progresser. Pour cela, il est inutile de te rappeler qu’il faut arriver le plus préparé possible, c’est-à-dire en ayant bossé ton cours et ta méthodologie. Un sportif professionnel ne ferait jamais une compétition sans préparation, et bien là, c’est un peu pareil pour toi en histoire-géo !

Tu peux également faire des exercices en plus, chez toi, à faire corriger par le prof, c’est aussi son boulot, il n’y a pas de raison qu’il refuse de te corriger un plan ou une petite analyse de document.

 

Conseil n° 8 : réviser régulièrement l’histoire-géo

C’est vrai qu’en histoire-géo, il y a beaucoup de choses à retenir et ça peut te faire peur. La règle d’or, c’est de ne pas devoir réviser du jour au lendemain, mais au contraire, d’anticiper.

Je suis convaincue que plusieurs courtes sessions de révisions sont bien plus efficaces qu’une seule grosse session. En réalité, si tu revois régulièrement le cours chaque soir et en fin de semaine, et que tu réalises des fiches, pas de panique, tu seras préparé aux épreuves.

Quelle est la méthode ? Une fois que tu as bien appris et assimilé le cours, tu dois t’en souvenir à long terme. Pour muscler ta mémoire, fixe-toi trois objectifs réalistes :

  1. Chaque week-end, essaie de réviser tout ce que tu as vu dans la semaine en histoire-géographie.
  2. Avant chaque interrogation, revois les notions concernées.
  3. Pendant chaque période de petites vacances, sans oublier de prendre quelques jours de repos, révise une fois chaque chapitre vu depuis le début de l’année.

Peut-être que ça te paraît trop ambitieux ou irréalisable, mais essaie ! Tu vas ainsi gagner en temps, en efficacité et en tranquillité !

Dernier conseil qui coule de source : pas d’impasse en histoire-géographie, c’est bien trop risqué !

 

Conseil n° 9 : anticiper l’épreuve composée

Pour gérer au mieux l’épreuve composée, il est important de maîtriser ton cours même si tu travailles à partir de documents. Tu n’es pas convaincu ?

Premièrement, tous les éléments du cours ne seront pas évoqués dans les documents, ça serait trop facile sinon ! À toi de maîtriser les notions et concepts sous-entendus.

Deuxièmement, la compréhension des documents sera bien plus facile si tu connais le cours. Imaginons que tu aies un doute sur une analyse de document statistique par exemple, le cours que tu auras en tête te permettra d’ôter le doute et de bien comprendre le document.

Troisièmement, le cours est essentiel pour pouvoir faire le lien entre les différents documents du corpus.

Pour anticiper au mieux l’épreuve composée, entraîne-toi toute l’année sur le déchiffrage des différents types de documents.

  • Il s’agit de connaître les particularités des différents types de documents. Discours, carte, article, photo, affiche, graphique, chaque sorte de document transmet des informations de manière différente.
  • Pense bien à repérer le sujet, la source, la date, le champ et l’idée principale. Il faut essayer de faire parler les documents.
  • Enfin, n’hésite pas à revoir en détail les documents analysés en classe avec ton prof, ceux que tu auras eus en interro ou DS. Tu en as aussi dans les livres. Crois-moi, savoir bien analyser un document (ou pas !) fait la différence entre les candidats !

Concernant l’organisation de ton temps, tu disposes d’une heure que tu peux découper ainsi : 

  • 5 minutes pour prendre connaissance du sujet ;
  • 20 minutes pour analyser les documents, faire un tableau avec les idées principales et construire le plan ;
  • 30 minutes de rédaction ;
  • et 5 minutes de relecture indispensable.

 

Conseil n° 10 : se préparer à la dissertation (et ne pas recracher son cours !)

Concernant la composition, tout l’enjeu consiste à sélectionner astucieusement son cours et non pas à tout « recracher » !

Quand j’ai passé le bac, on avait plus de temps pour composer, mais les conseils restent valables avec la nouvelle formule. Aie bien en tête qu’on attend de toi que tu proposes une argumentation, une réflexion argumentée sur un sujet donné. Tu dois donc maîtriser à la fois ton cours sur le bout des doigts, mais aussi les techniques de rédaction, et en particulier les mots de liaison, pour structurer ton discours.

Au moment où tu découvres le sujet, au tout début de l’épreuve, ne fonce pas ! Prends le temps d’étudier le sujet. Tous les mots sont importants, un petit « et » peut faire toute la différence dans l’intitulé d’un sujet. Il faut donc analyser les mots et les liens entre les mots, repérer les mots clés. Tu peux aussi te référer à la bonne vieille méthode du QQCOQP :

  • Q pour Qui ? Quels acteurs ou pays ?
  • Q pour quoi ? Quel phénomène ?
  • C pour comment ? Quelle explication, quel mécanisme ?
  • O pour où ? Quelle zone ?
  • Q pour quand ? Quelle période ?
  • P pour pourquoi ? Quelles causes ?

Je le faisais à chaque dissertation et c’est un excellent moyen de bien cerner le sujet.

Une fois que tu as bien cerné le sujet, c’est le moment de construire la problématique, à savoir une question ou un ensemble de questions qui soulèvent les enjeux principaux du sujet. Pour formuler correctement cette problématique, je te conseille trois astuces :

  1. Si le sujet n’est pas sous forme de question, essaie de le transformer en phrase interrogative.
  2. Parfois il suffit d’ajouter l’expression « en quoi » pour que la réflexion se fasse plus facilement.
  3. Essaie de condenser les différentes questions qui naissent du sujet pour en former une plus grande, la fameuse problématique.

Après la problématique, attaque le plan, au brouillon, ce n’est pas la peine de tout rédiger, tu n’as pas le temps ! Il faut aller chercher les connaissances pertinentes avec le sujet. On doit y voir une progression, c’est pourquoi une composition en deux ou trois grandes parties convient bien, chaque partie soutient une idée majeure. N’hésite pas à faire un tableau si besoin pour organiser ton brouillon. N’oublie pas, lors de la rédaction, de proposer des transitions entre les parties et les sous-parties.

Pour vérifier que tes arguments sont complets, j’ai une méthode très simple aussi : la méthode AEI.

  • A pour argument, tu énonces l’idée dans ses grandes lignes.
  • E pour explication, tu donnes des précisions sur le concept.
  • I pour illustration, tu indiques des faits avec des exemples précis.

Avant de commencer à rédiger ta copie, prends le temps de construire ton introduction au brouillon. C’est la première chose que va lire le correcteur, c’est en quelque sorte la vitrine de ta copie, de ton raisonnement. N’oublie pas l’accroche, la définition des mots clés, la problématique et l’annonce du plan.

En ce qui concerne la conclusion, je te conseille de la rédiger après le développement. Ne la néglige pas : c’est la dernière chose que le correcteur lira de ta copie. Il faut qu’elle propose une bonne synthèse de ton développement et une ouverture.

Enfin, voici mes derniers conseils pour le jour J :

  1. Prends le temps de bien lire les consignes pour ne pas faire de contresens.
  2. Sois attentif à tous les documents.
  3. Utilise tout le temps qui t’est donné, jusqu’à la dernière minute !
  4. Relis-toi pour corriger toutes les fautes bêtes.
  5. Rends une copie propre et aérée.

 

 

Cet article touche à sa fin. J’espère qu’il te sera bien utile pour travailler l’histoire-géo. Même si la réforme du bac est passée par là depuis que j’ai eu le bac, je pense que ces conseils restent valables dans le temps, au-delà de l’histoire-géographie. Bon courage à toi pour cette année et pour les épreuves du bac ! Fais-toi confiance, si tu as bossé sérieusement, tu vas y arriver.