PASS et LAS (ex-PACES) : tout savoir sur la réforme des études de santé

Depuis la rentrée universitaire 2020, les étudiants souhaitant poursuivre des études de santé ne passent plus par la fameuse PACES (Première année commune aux études de santé) en vigueur depuis 10 ans. Désormais, le cursus de santé se divise en deux branches principales, à savoir PASS et LAS, respectivement Parcours accès santé spécifique et Licence accès santé, auxquelles on peut rajouter une troisième voie, celle des formations paramédicales.

Quelles sont les nouveautés issues de la réforme ? Quelles différences y a-t-il entre le PASS et la LAS ? Comment choisir entre PASS et LAS ou entre les formations paramédicales en fonction de ton projet ? Up2School Bac fait le bilan des modalités de cette réforme de la PACES en huit points clés.

 

PASS et LAS : le contexte et les objectifs de la réforme de santé

La réforme des études de santé s’inscrit dans le cadre plus général qu’est la stratégie Ma santé 2022 visant à répondre aux nouveaux défis auxquels le système médical français est confronté. Le plan Ma santé 2022 chercher en effet à proposer des solutions pour réduire les inégalités d’accès aux soins chez les Français, moderniser les systèmes et les pratiques de soins et améliorer la formation et la coopération des professionnels de santé.

La formation des futurs professionnels de santé apparaît donc comme un enjeu majeur et une nécessité du renouveau du système de santé en France. La réforme des études de santé est donc une co-construction entre le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur. La réforme cherche ainsi à dépasser certains obstacles rencontrés avec le système PACES et veut transformer l’organisation des études de santé afin de répondre aux objectifs suivants :

  • créer et faciliter des passerelles entre les différents métiers de la santé,
  • mettre en valeur les différents métiers de la santé et favoriser l’interprofessionnalité,
  • former à de nouvelles compétences médicales indispensables aux besoins de demain en santé,
  • diversifier les parcours et profils des professionnels de santé, socialement et géographiquement,
  • améliorer la réussite et l’orientation des étudiants en santé (avec le système PACES, le taux de réussite au concours à la fin de la première année était d’environ 30 %, laissant ainsi 70 % de candidats sans réelle possibilité de réorientation après deux tentatives),
  • améliorer le bien-être des étudiants en santé.

 

PASS et LAS : les filières concernées par la réforme

De manière générale, quand on dit qu’on « fait médecine » ou qu’on est « étudiant en santé », cela signifie que l’on suit des études médicales pendant un an, avant de se spécialiser lors du passage en deuxième année dans l’une des quatre filières suivantes :

  • Médecine,
  • Maïeutique (sage-femme),
  • Odontologie (dentiste),
  • Pharmacie.

Ces filières, communément appelées les MMOP ou encore MMOPK (si on y inclut les études de kinésithérapie) sont directement concernées par la réforme.

 

La disparition du numerus clausus et l’instauration d’un numerus apertus

Avant la nouvelle réforme, il fallait obligatoirement passer par la PACES et réussir le concours à l’issue de cette première année pour pouvoir ensuite se spécialiser dans l’un des cinq domaines de la santé (MMOPK).

Dès 1971, le principe du numerus clausus fut introduit dans les études de santé. Il s’agissait de trouver un outil permettant d’instaurer une limite chiffrée afin de garantir de bonnes conditions de stages dans les hôpitaux et mieux gérer et organiser le flux croissant d’étudiants en santé. Le numerus clausus définissait, à l’échelle nationale, le nombre d’étudiants qui pouvaient être formés chaque année pour chacune des voies (MMOPK).

Ainsi, les derniers étudiants concernés par le numerus clausus sont ceux qui ont démarré les études de santé en PACES en 2019/2020. Le dernier numerus clausus s’élève à 14 238 places, dont :

  • 8 832 pour la filière médecine,
  • 1 231 pour la filière dentaire,
  • 3 177 pour la filière pharmacie,
  • 998 pour la filière maïeutique.

PASS LAS

Désormais, le numerus clausus disparaît et est remplacé par un numerus apertus. Chaque université, en collaboration avec l’ARS (Agence régionale de santé), doit décider du quota d’étudiants qu’elle laissera accéder aux MMOPK en fonction de ses capacités d’accueil et de formation, ainsi que des besoins en professionnels de santé sur son secteur géographique. Il est important de noter que l’un des objectifs de la stratégie Ma Santé 2022 est d’augmenter de 20 % le nombre de professionnels de santé formés au niveau national.

 

PASS et LAS ou passerelle : trois voies pour intégrer la deuxième année d’études médicales

On l’a compris, la PACES disparaît. Pour poursuivre des études médicales, trois voies différentes s’offrent à toi dans le cadre de la réforme des études de santé. Ces trois voies d’admission remplacent ainsi la PACES sans pour autant éliminer son caractère très sélectif.

  1. Première voie : le PASS (Parcours accès santé spécifique) au sein des facultés de médecine. Cette nouvelle formation est la plus proche de ce que proposait la PACES. Environ 55 à 60 % des étudiants en MMOPK viendront de cette première voie.
  2. Deuxième voie : la LAS (Licence accès santé) à l’université. Il s’agit également d’une nouveauté : l’étudiant s’inscrit en licence proposant une mineure santé. Environ 35 à 40 % des étudiants en MMOPK en seront issus.
  3. Troisième voie : emprunter une passerelle entre formation paramédicale en IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) et médecine. Environ 5 % des étudiants en MMOPK seront passés par des IFSI.

Formaliser la poursuite des études de santé en trois voies permet notamment de répondre aux besoins de diversification des parcours et de réussite des futurs soignants. Des étudiants qui n’avaient pas forcément débuté par une formation purement médicale pourront tout de même rejoindre ce type d’études au cours de leur parcours.

Malgré la réforme, l’admission en études de santé reste toutefois un processus extrêmement sélectif, puisque peu importe la voie choisie, chaque candidat dispose de seulement deux chances pour intégrer une filière MMOPK.

voies d'accès études santé

Cette infographie te semble peut-être indigeste ?! Pas d’inquiétude, ci-dessous nous explicitons en détail les trois voies pour rejoindre les études de santé (MMOPK).

 

Zoom sur le PASS (Parcours accès santé spécifique)

La première possibilité pour poursuivre des études de santé (MMOPK) dès la deuxième année consiste à suivre un cursus d’un an, après la terminale, au sein d’une faculté de médecine, avec une majorité d’enseignements en santé. C’est la voie la plus classique et la plus proche de ce qui était proposé en PACES.

 

Où faire son PASS ?

Toutes les universités qui proposent une faculté de Santé (une quarantaine environ) dispensent ce parcours. En terminale, l’inscription pour rejoindre cette formation se déroule sur Parcoursup, selon les modalités d’une voie non sélective.

 

Contenu du PASS

Chaque étudiant étudiera 11 matières à 4 crédits ECTS chacune (Biochimie, Chimie, Biologie cellulaire, Physique, Histologie/Embryologie, Sciences humaines et sociales, Santé publique, Biophysique, Anatomie, Mathématiques et initiation aux médicaments) ainsi qu’une matière liée à la filière MMOPK visée. Le tout donnant lieu à 48 crédits ECTS.

Chaque étudiant devra aussi choisir une matière « mineure » hors santé, parmi : Droit, Économie-Gestion, Santé des populations et Biologie-Physique-Chimie. Cette mineure donnant lieu, si validation, à 12 crédits ECTS.

Enfin, des cours d’anglais et une préparation aux oraux seront également au programme, sans toutefois donner lieu à l’obtention de crédits ECTS.

 

Admission dans l’une des filières MMOPK depuis le PASS

Le PASS permet de poursuivre des études de santé (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie) dès la deuxième année selon certaines conditions :

  1. L’étudiant doit avoir validé toutes ses matières, soit les 60 crédits ECTS (48 crédits de la majeure santé et 12 de la mineure).
  2. La moyenne générale doit être supérieure à un seuil minimum fixé par chaque université (par exemple 12/20).
  3. L’étudiant devra avoir, pour certaines matières en lien avec la spécialité visée, des résultats supérieurs à un seuil fixé par l’université.

Une fois que tous ces critères sont remplis, alors l’étudiant est admissible à l’examen pour entrer en 2e année de médecine. Selon les facultés, il est possible qu’une partie des admissibles soient directement admis sur dossier, sans avoir à passer les épreuves d’admission. Ceux qui, en revanche, devront se présenter aux examens d’admission auront des épreuves orales (au moins deux oraux d’une durée minimale de 20 minutes et visant à évaluer des compétences transversales) et/ou écrites (majoritairement des épreuves rédactionnelles). Contrairement à ce qui était en vigueur jusqu’à présent, les examens d’admission ne seront plus composés uniquement de QCM. Par ailleurs, les conditions d’examen et d’admission seront ajustées localement, par chaque université.

À l’issue des épreuves d’admission, il y a deux cas de figure :

  • l’étudiant réussit les épreuves et est admis en deuxième année de santé dans la filière MMOPK qui l’intéresse,
  • l’étudiant n’est pas admis aux épreuves, il peut poursuivre en deuxième année de licence LAS de sa mineure suivie en PASS. Cela lui permettra soit d’accéder aux autres métiers de la santé proposés par le parcours santé, soit de candidater à nouveau aux études MMOPK après au moins une année d’études supplémentaire. Attention, une fois en LAS, il n’aura plus qu’une seule et dernière chance pour intégrer une filière MMOPK (pour rappel, chaque candidat ne peut se présenter que deux fois pour rejoindre une filière MMOPK).

 

Pas de redoublement possible en PASS

Il faut bien noter que redoubler n’est pas possible en PASS. Si un étudiant ne valide pas ses matières en PASS, alors il ne peut ni redoubler ni candidater aux études de santé (MMOPK).

En cas d’année PASS non validée, il devra donc se réorienter via Parcoursup, en postulant, s’il le souhaite, vers un parcours LAS en lien avec la mineure qu’il avait choisie ou vers d’autres formations.

PASSpremière année PASS

 

Zoom sur la LAS (Licence accès santé)

La seconde possibilité pour accéder dès la deuxième année aux études de médecine (MMOPK) consiste à passer par une université pour y réaliser une LAS (Licence accès santé). Il s’agit d’une double licence universitaire classique dont la mineure est « l’option Santé ».

 

Où faire sa LAS ?

L’un des avantages du système de LAS est qu’elles sont proposées dans toutes les universités françaises, même celles qui ne disposent pas de faculté de médecine. Chaque lycéen pourra donc postuler sur Parcoursup dans toutes les universités françaises qui proposent des licences avec une « mineure » santé. Attention, toutes les licences ne préparent pas aux cinq filières MMOPK. Chaque université est censée le préciser clairement sur Parcoursup.

 

Contenu de la LAS

Une Licence accès santé fonctionne comme une double licence. Chaque étudiant s’inscrit donc dans une licence généraliste de son choix (de droit, d’histoire, de biologie, de chimie, de mathématiques, etc.), qui propose une option Santé.

La licence validée comptabilise 60 crédits ECTS, incluant les 12 crédits ECTS de l’option Santé. Selon les facultés, l’option Santé sera dispensée en e-learning, en présentiel ou de manière hybride (un mixte des deux).

En première année de licence, l’étudiant suivra donc tous les cours de sa licence, tout en validant à côté des enseignements de santé qui lui donneront les compétences nécessaires à l’entrée dans une filière MMOPK. Les programmes de l’option Santé dépendent de chaque faculté, mais on trouve en général de l’anatomie, de la physiologie, de la biologie cellulaire, de la pharmacologie, des sciences humaines et sociales et des modules spécifiques aux spécialités (chimie pour pharmacie, anatomie de spécialité, etc.).

Les LAS constituent une grande nouveauté puisqu’elles ouvrent l’accès aux études de santé à des étudiants issus de licences non médicales. Par exemple, si en terminale j’aime l’histoire et la médecine, je peux m’inscrire à l’université en LAS histoire. Je suivrai alors une licence d’histoire avec une option Santé. Je déciderai ensuite de poursuivre en histoire ou en santé, selon mes résultats.

 

Admission dans l’une des filières MMOPK depuis une LAS

Les étudiants des Licences accès santé (LAS) peuvent eux aussi accéder aux études de santé (MMOPK) et cela dès la première année de licence. Toutefois, si l’étudiant préfère attendre d’être en L2, voire en L3, pour se présenter aux épreuves d’admissibilité des études de santé (MMOPK), cela est tout à fait possible. Chaque étudiant ne peut tenter d’intégrer une filière MMOPK qu’une fois par an et au maximum deux fois. Ainsi, un étudiant en LAS peut tenter les épreuves en L1 et L2, L2 et L3 ou encore L1 et L3.

À partir d’une licence avec mineure ou option Santé, l’étudiant qui souhaite rejoindre la formation santé MMOPK doit valider plusieurs conditions, peu importe le moment où il postule (L1, L2 ou L3) :

  1. Valider les 60 crédits ECTS de son année universitaire.
  2. Valider tous les cours de l’option Santé de sa licence (12 crédits ECTS ou plus selon la LAS).
  3. Remplir les critères d’admissibilité définis et diffusés par chaque université (par exemple, avoir plus d’une certaine note dans des matières définies, ne pas avoir eu de rattrapages, etc.).

Une fois les critères d’admissibilité remplis, l’étudiant est donc éligible aux épreuves d’admission. Là aussi, elles seront fixées par chaque université, il s’agira d’épreuves écrites et/ou orales. Comme pour le PASS, il est possible que certaines universités instaurent un système d’admission directe sur dossier pour une partie des candidats qui n’auraient pas à passer les épreuves d’admission, réservées alors à leurs camarades ayant moins bien réussi leur année scolaire (puisque l’admissibilité repose sur les notes obtenues pendant l’année).

Parmi ces derniers, si le candidat réussit les épreuves, alors il pourra rejoindre les études de santé en deuxième année (quel que soit son niveau d’entrée, L1, L2 ou L3).

Si le candidat ne réussit pas les épreuves, il pourra tenter à nouveau sa chance en fin de L2 ou de L3 s’il remplit les conditions d’admissibilité.

voies accès études santé

première année LAS

 

Zoom sur l’accès aux études de santé via les IFSI

La troisième possibilité pour accéder aux filières MMOPK consiste à suivre une formation en IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) délivrant en trois ans un diplôme d’auxiliaire médical, avant de tenter d’intégrer les filières MMOPK.

Comme pour la LAS, les candidats peuvent candidater en MMOPK au maximum deux fois dans leur cursus universitaire et à l’issue de chaque année d’études en soins infirmiers.

Cette passerelle concerne un nombre restreint d’étudiants et ne sera disponible que dans certaines facultés de médecine.

PASS LAS

 

Faire son choix entre PASS et LAS

Avec la réforme, choisir entre PASS et LAS nécessite de se poser plusieurs questions et de bien réfléchir avant de se lancer dans des études de santé. Même si le concours et la PACES disparaissent, l’accès aux filières MMOPK reste aussi sélectif. Par ailleurs, les études de santé sont très exigeantes et nécessitent de très bonnes facultés d’apprentissage et de très bonnes capacités de travail.

Voici quelques conseils et points de vigilance à avoir en tête pour réaliser le choix qui te correspondra le mieux.

 

Ai-je le profil « santé » ?

La première chose à faire avant de s’engager vers le domaine de la santé consiste à se demander si on est fait pour ce milieu. Quelle que soit la voie choisie, poursuivre des études de santé nécessite une volonté de fer, une endurance, un travail de long terme et beaucoup de sérieux. En d’autres termes, il faut que tu sois bosseur, déterminé et assidu, prêt à travailler de longues heures.

Par ailleurs, on attend du personnel de santé qu’il soit doté de qualités humaines telles que l’empathie, la bienveillance et l’écoute. Elles sont nécessaires au quotidien. Te sens-tu concerné quand on évoque ces traits de caractère ?

Enfin, les compétences de communication, autant à l’écrit qu’à l’oral, sont nécessaires. Dans le médical, on s’adresse quotidiennement à des interlocuteurs très variés (patients, familles, collègues, chercheurs, etc.). Aimer l’anglais est aussi un atout, certains professionnels seront amenés à soigner des personnes qui ne parlent pas français. La formation repose aussi sur de nombreux articles scientifiques dont la langue de publication est en grande majorité l’anglais.

 

Identifier ses points forts pour choisir entre PASS et LAS

S’interroger sur ses points forts est essentiel pour élire le parcours qui permettra de réussir dans le domaine de la santé. Es-tu excellent dans les matières scientifiques et aimes-tu les travailler ? Si la réponse est oui, l’option PASS semble pertinente. Si au contraire tu as des facilités dans beaucoup de matières et en particulier dans les matières non médicales comme les sciences humaines, alors peut-être que l’option LAS vaut le coup pour toi. Ce sera en effet l’occasion d’exploiter tes capacités intellectuelles.

 

Prendre en compte et adapter les enseignements de spécialité au lycée

Dans la continuité du conseil précédent, le choix des enseignements de spécialité au lycée est essentiel pour réussir ses études de médecine.

Si les matières scientifiques te plaisent, constituer un trio « maths-SVT-physique-chimie » permet de reconstituer la section S, voie royale pour réussir les études médicales (les bacheliers voie S sont statistiquement ceux qui ont le mieux réussi en PACES). Cette stratégie d’une « triplette S » est adaptée à un choix PASS.

Toutefois, contrairement à l’époque PACES où le profil « bac S » était clairement favorisé, il est aujourd’hui possible de choisir des enseignements de spécialité variés, en fonction des préférences de chacun. On peut citer l’exemple d’une triplette « SVT-sciences économiques et sociales et mathématiques-histoire » ou encore « histoire-mathématiques-physique ». Cette stratégie colle parfaitement avec le choix d’une LAS. En effet, cette voie est fortement recommandée aux (très) bons lycéens qui sont attirés par la santé mais qui ne sont pas encore sûrs et certains de vouloir s’y engager. Ce choix rationnel permettra de s’orienter plus facilement.

Il faut toutefois avoir conscience que certaines matières en LAS demandent une méthode de travail bien différente de ce qui est demandé en santé, c’est par exemple le cas pour les sciences humaines. Les candidats qui s’y engagent avec un niveau plutôt homogène dans les différentes matières auront moins de difficultés.

Que l’on ait un profil plutôt PASS ou plutôt LAS, il faut bien garder en tête qu’on réussit mieux des études qui correspondent à notre façon de travailler. Choisis donc les enseignements de spécialité qui te parlent le plus, le choix entre PASS ou LAS se fera plus aisément !

 

Être vigilant sur le choix de l’université

Même si a priori un lycéen de Marseille ou de Tours devrait avoir les mêmes conditions d’étude qu’un camarade de Pau ou de Strasbourg, il existe quelques différences d’une université à l’autre. Pour cela, renseigne-toi bien sur les parcours proposés en PASS et en LAS dans les universités où tu souhaites postuler.

Plus précisément, pour un PASS, il est essentiel de choisir une université qui propose une option qui te plaît. En effet, en cas d’échec en PASS, l’option choisie déterminera la L2 dans laquelle tu pourras poursuivre tes études (sinon il faudra opérer une réorientation et redémarrer en L1).

De même, toutes les universités ne proposent pas forcément toutes les filières pour les LAS (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie et kiné). En réalité, la différence entre les LAS et un PASS est que ce dernier permet de candidater aux cinq filières MMOPK, ce qui n’est pas toujours le cas pour toutes les LAS. Renseigne-toi bien en consultant les fiches formation sur Parcoursup, dans la rubrique « débouchés ».

Regarde bien le nombre de places offertes pour chaque option PASS ou LAS, parfois il n’y a que très peu de places.

Enfin, vérifie régulièrement les sites des différentes universités. Certains ne sont pas encore tout à fait mis à jour, la réforme étant toute récente.

 

La réforme des études de santé n’a plus de secret pour toi. N’hésite pas à consulter nos autres articles sur l’orientation ou sur la procédure Parcoursup !