Tout savoir sur la prépa littéraire en 5 tweets

Vous hésitez à aller en prépa littéraire ? Ou vous voulez en savoir plus sur cette formation mystérieuse ? Cet article est fait pour vous. Notre rédaction a sélectionné les 5 tweets qui caractérisent le mieux la vie si particulière d’un étudiant de khâgne. Qu’attendez-vous ? C’est parti !

 

Tweet 1 : Khâgne, khûbe, khôlle – non ce n’est pas une secte 🤫

 

 

Deux choses tout à fait vraies dans ce tweet – d’une part oui, absolument toutes les dénominations en prépa littéraire commencent par kh. Pourquoi nous diriez-vous ? La raison est tout simple. Il y a fort longtemps, dans un monde malheureusement révolu, les études les plus prestigieuses étaient bel et bien les études littéraires. Les étudiants de l’époque, fervents adorateurs de livres divers, passaient leurs journées entières à la bibliothèque, sans faire de sport. Au contraire de nos chers camarades en école de commerce – on vous en dit plus ici. Par conséquent, à force de passer leurs journées à étudier, ils avaient les genoux khâgneux. D’où l’expression !

Chez étudiants (ou futurs étudiants) des classes préparatoires littéraires, faites honneur à nos anciens, montrez bien au monde entier à quel point ce surnom n’a absolument rien à avoir avec la réalité.

Deuxième chose – khâmarades et AG communise sont des mots très communs en prépa littéraire. Eh oui, la plupart des étudiants, sensibilisés à la philosophie et à la beauté des idées, rejettent de tout leur coeur le monde capitaliste pour se réfugier dans les idéaux marxistes. Chacun son cheval de bataille.

 

Tweet 2 : Ne s’énonce clairement que ce qui se conçoit aisément 🤓

 

 

Un avantage à ne surtout pas négliger – les classes préparatoires littéraires apprennent à structurer sa pensée et à mieux l’exprimer. Et c’est un avantage énorme dans le monde actuel ! De plus en plus d’entreprises se rendent compte que pour percer dans le monde digital, il faut savoir jouer avec les mots et faire preuve d’un minimum d’esprit critique – et aucune autre école que la prépa littéraire ne vous l’apprendra le mieux.

Mais bon, ce n’est pas non plus parce qu’on est passé par une prépa littéraire qu’on s’exprime avec la langue de Molière à coup de “moult” et “jadis”. Non. Un étudiant de prépa littéraire reste quelqu’un de cool, sympa et accessible – enfin normalement. Stop aux clichés, svp !

 

Tweet 3 : S’habituer à aimer les claques 🥺

 

 

Ce bulletin scolaire d’un autre temps rappelle une réalité toujours très actuelle. En prépa littéraire, comme dans toutes les autres prépa, on se prend des claques. Beaucoup de claques. Des notes négatives en version de grec. Des 4 en philosophie. Surtout ne vous inquiétez pas lorsque vous avez les mauvaises notes. Au début ça fait mal, mais après on s’habitue. Non pas parce qu’on se lance dans l’étude d’extraits de livres de Sade, mais tout simplement parce qu’on comprend enfin toute la richesse d’une mauvaise note. Eh oui, les erreurs que vous faites au cours de l’année, ce sont les erreurs que vous ne ferez pas le jour du concours. Et ça vous sauvera !  On en a vu beaucoup d’étudiants qui majoraient toute l’année et finissaient par se ramasser le jour des épreuves, et on en a vu d’autres qui dans l’ombre se sont ramassés des claques à la pelle et qui ont fini par tout défoncer le jour J. Donc on ne perd pas espoir, on grandit et on en tire des véritables leçons. La prépa, c’est l’école de la vie.

 

Tweet 4 : La khôlle, un grand moment de solitude 😫

 

 

La khôlle est une étape clé de votre parcours de khâgneux. Une épreuve à la fois redoutée et redoutable, où vous vous retrouvez seul face à un professeur que vous ne connaissez parfois même pas et un sujet qui tient en deux mots. Même s’il peut paraître un peu traumatisant, il faut là encore voir cet exercice comme un entrainement, un cours en tête avec votre professeur. Prenez une grande inspiration, attaquez le sujet de plein fouet et impressionnez votre examinateur (ou pas).

Nouvelle leçon de vie de la prépa littéraire – apprendre à tenir un discours structuré en toutes circonstances, même quand on n’a même pas soi-même compris le sujet. Très utile dans le monde actuel.

 

 

Tweet 5 : Un entre-soi et des débouchés qui paraissent infinis 👀

 

Son père est prof de fac à l’université, sa mère est prof dans le secondaire. Son frère est prof et adjoint de mairie. Elle a fait khâgne et l’ENS (qu’elle a pu se permettre de plaquer). On arrêt à un moment dire n’importe quoi sous prétexte d’hommage à côté de la plaque? https://t.co/XreRkdU0pa

— Laélia Véron (@Laelia_Ve) September 10, 2018

 

Parlons-en de ce tweet – non pas pour revenir sur le poids des propos de Christine and the Queen mais pour parler un peu de l’entresoi des khâgneux. Il est très fréquent que les personnes qui intègrent les prépas littéraires (mais ce n’est absolument pas une règle) aient des parents soit profs, soit écrivains, soit eux-mêmes normaliens. Malgré les combats pour l’égalité des chances, ce constat reste malgré tout une réalité. D’où l’importance d’initiatives comme celle d’Up2School – de démocratiser l’accès à des filières dites sélectives et de donner à tous envie de foncer et de croire en eux.

Autre constant – en intégrant l’ENS de Lyon (et je parle là en mon propre nom) je me rappelle encore de la directrice des études qui affirmait fièrement devant un amphi de nouveau admis fébriles qu’on pouvait tout faire après l’ENS – “même devenir chanteur comme Christine and the Queen”. Mais la réalité est toute autre. Étant tombée dans ce piège, j’aimerais cher futur étudiant de prépa ou élève curieux te révéler la dure vérité. Les prépas littéraires prédestinent tout de même à des métiers de recherche ou d’enseignement – et depuis peu, aux écoles de commerce. Mais en intégrant une ENS, vous n’aurez pas toutes les portes grande ouvertes devant vous. Non. Vous devrez établir des plans d’étude, validés par cette même directrice des études, signer un engagement décennal vous obligeant à travailler pendant 10 ans pour l’Etat.

Posez-vous donc bien la question, maintenant tant que vous le pouvez de ce que vous voulez vraiment. Ne suivez pas les avis extérieurs – mais tracez votre propre voie, et battez-vous pour avoir les droits de la tracer.

Même si aucun choix n’est irrévocable (quasi), et que vous pourrez toujours bifurquer – plus tôt vous vous poserez la question de ce que vous voulez vraiment être et faire, mieux ce sera. Et pour se chercher – je ne recommanderai rien de mieux qu’une khâgne.

 

N’hésitez pas à lire nos autres tops sur les formations ou à consulter nos fiches sur Parcoursup. Si vous avez des questions sur votre orientation, nous sommes à votre disposition sur les réseaux. N’hésitez surtout pas à nous suivre et à nous envoyer vos messages !