Bac 2021 : réussir le Grand Oral

Depuis son instauration officielle par Napoléon en 1808, le baccalauréat a connu de profonds bouleversements. En l’espace de deux siècles, les modalités de ce fameux examen ont véritablement changé et on compte de nombreuses réformes. La dernière en date, qui a fait couler beaucoup d’encre, concerne notamment le Grand Oral du bac.

C’est de ce nouvel exercice que nous allons discuter ci-après. Contexte d’apparition, compréhension des débats à son propos, analyse des modalités de l’épreuve et conseils méthodologiques pour briller le jour J : le Grand Oral n’aura plus aucun secret pour toi !

 

Le grand oral du bac : une épreuve inédite

Pour bien comprendre cette nouvelle épreuve que constitue le Grand Oral du bac, ainsi que les enjeux qui en découlent, il est important de s’intéresser à sa source.

 

L’origine du Grand Oral : la réforme du lycée

Le Grand Oral est directement issu de la réforme du lycée et du baccalauréat, orchestrée depuis 2018 par le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. Cette réforme met en place une nouvelle organisation de la scolarité au lycée, qui repose alors sur quatre grands changements :

  • la mise en place d’un socle commun de connaissances pour tous les élèves ;
  • l’instauration d’un parcours à la carte où chacun choisit trois enseignements de spécialité en classe de première, puis n’en conserve que deux pour la classe de terminale ;
  • la suppression des séries S, ES et L pour la voie générale ;
  • l’apparition de nouvelles modalités d’évaluation des élèves (création de nouvelles épreuves et instauration d’un système de contrôle continu).

 

Trop de « bachotage » et un déséquilibre dans le parcours du lycéen

La réforme du lycée vise plusieurs objectifs assez précis pour améliorer le parcours du lycéen et augmenter son niveau.

  1. Premièrement, la réforme voit le jour afin de créer de la continuité avec le parcours suivi au collège (lui-même réformé en 2016) et donner un peu plus de souplesse à l’enseignement au lycée.
  2. Deuxièmement, la réforme vise également à préparer au mieux les lycéens aux exigences des études supérieures, quelles qu’elles soient.
  3. Troisièmement, il est aussi question de créer davantage de continuité dans le parcours du lycéen, de la seconde jusqu’au bac et de valoriser par-là le travail de chacun. En effet, l’organisation précédente du lycée était plutôt déséquilibrée : il y avait finalement peu d’enjeux (aucun examen) en seconde, et quasiment tout se concentrait sur la classe de terminale.

En instaurant le système des enseignements de spécialité ainsi que le contrôle continu, c’est le rapport au savoir des élèves qui se trouve modifié. Il devient difficile, voire impossible, de « bachoter » juste avant le bac ; il est donc nécessaire de travailler régulièrement tout au long de l’année et de mémoriser durablement les savoirs et savoir-faire.

 

Le Grand Oral : la préparation aux exigences du supérieur

On peut constater aujourd’hui que la pratique orale est omniprésente quotidiennement. Un étudiant qui doit présenter un exposé, un salarié qui anime une réunion ou encore un citoyen qui s’exprime dans une association, l’oral concerne tout le monde et il faut s’y préparer.

La plupart des parcours étudiants sont évalués par des épreuves écrites certes, mais aussi orales. Préparer un examen oral s’apprend en amont et nécessite un travail de fond. Pourtant, dans la tradition scolaire française, c’est le triptyque « lire, écrire et compter » qui a toujours largement dominé, dans les textes officiels et dans les pratiques, laissant de côté l’oral.

La mise en place du Grand Oral est donc à comprendre comme la volonté de changer ce rapport de force entre écrit et oral. L’objectif est de multiplier les contextes et possibilités d’apprentissages de l’oral au lycée. Le Grand Oral apparaîtrait alors comme l’évaluation finale de ces apprentissages. Les étudiants seraient alors préparés aux exigences des études supérieures, quelles qu’elles soient.

 

Un exercice qui fait débat !

Le Grand Oral est un exercice ambitieux. Les textes officiels le présentent comme un exercice efficace et indispensable, mais force est de constater qu’il existe de nombreuses tensions et incertitudes au sujet du Grand Oral.

Au-delà du fait qu’il faudra du temps pour qu’il entre durablement dans les mœurs, le Grand Oral pose problème au niveau de son application uniforme dans les établissements. En effet, la carte scolaire des lycées en France est tout sauf homogène ! Lors du vote de la réforme du lycée, de nombreux professeurs et spécialistes des questions d’éducation avaient déjà souligné la grande hétérogénéité des lycées en France. On observe d’un côté des inégalités de traitement (qu’on mesure avec le nombre de professeurs et leurs parcours, le nombre d’élèves par classe, les options disponibles, les infrastructures, etc.) et de l’autre côté, des inégalités de réussite à toutes les échelles. Le Grand Oral risque de renforcer ces inégalités.

Notons par ailleurs qu’à l’heure actuelle, les professeurs ne sont pas vraiment formés à la transmission et à l’apprentissage de l’oral. Cela risque donc de donner des évaluations aléatoires, du fait de leur faible attachement à ces modalités.

 

L’oral, un exercice différenciant

On pourrait croire que l’oral est un exercice plus facile, car plus spontané que l’écrit, mais la réalité est bien plus complexe, d’autant que les exigences sont élevées.

La conception du Grand Oral, du moins dans les textes, suppose que tous les élèves démarrent au même niveau à l’oral. C’est problématique, puisque cette conception des choses ne prend pas en compte l’aspect « social » du langage. En effet, on apprend principalement l’oral dans la sphère privée, chez soi, et donc, la façon de s’exprimer varie beaucoup d’un élève à l’autre, d’un groupe social à l’autre.

Certains élèves ont appris chez eux à s’exprimer dans un oral valorisé scolairement. Au contraire, d’autres n’ont pas du tout adopté les codes oraux scolaires et rhétoriques qui seront évalués lors du Grand Oral. Chez ces derniers, on parle un français qui ne correspond pas forcément au langage valorisé à l’école. Par ailleurs, même s’il est question de vocabulaire, de grammaire et de syntaxe, n’oublions pas non plus un éventuel accent et le langage corporel. Pour le dire autrement, à l’heure actuelle, tous les lycéens ne partent pas vers le Grand Oral avec les mêmes aptitudes et les mêmes chances de réussite.

 

Les modalités du Grand Oral du bac

Le Grand Oral repose sur des modalités précisément définies qu’il faut connaître.

 

Les trois piliers du Grand Oral

Cet examen oral est axé sur trois piliers principaux, ce qui en fait un exercice assez vaste :

  1. Prise de parole (s’exprimer correctement et savoir faire preuve de conviction).
  2. Mobiliser des connaissances théoriques et factuelles des enseignements de spécialité.
  3. Parler de son projet d’orientation (d’études supérieures et éventuellement de projet professionnel).

 

Le Grand Oral : une préparation de deux questions et une projection dans l’avenir

Pendant l’année de terminale, chaque lycéen et candidat au baccalauréat va travailler sur deux questions qui constitueront une grande partie du contenu du Grand Oral. Chaque élève est responsable du choix de ses questions qui sont en lien direct avec un ou les deux enseignements de spécialité qu’il a conservés pour l’année de terminale. Ces deux questions sont, plus précisément, deux sujets donnant lieu à une problématique bien identifiée et construite.

Quant à la partie portant sur l’orientation, il est question de présenter et d’expliquer les raisons du choix d’orientation pour l’année qui suivra la terminale. Il est important de montrer qu’on a réfléchi sérieusement à son avenir, mais aussi qu’on s’y projette.

 

Une épreuve de 40 minutes

L’épreuve du Grand Oral dure en tout 40 minutes. Ces dernières sont organisées en deux moments : une préparation de 20 minutes et un passage devant le jury de 20 minutes également.

De manière plus précise, au tout début de l’épreuve, chaque élève remet au jury les deux questions qu’il a préparées. Le jury en choisit une seule, l’autre est laissée de côté. L’élève dispose alors de 20 minutes pour préparer la présentation qu’il va proposer au jury et ainsi remettre en ordre ses idées. Notons à ce propos que l’élève a le droit de préparer un document (schéma, graphique, carte mentale) à donner au jury, mais ce document ne sera pas évalué. Arrivent ensuite les vingt minutes de passage du candidat, pendant lesquelles il n’a pas de notes.

Les 20 minutes de passage se divisent elles-mêmes en trois temps. Le premier moment dure 5 minutes : l’élève est invité à présenter la question choisie par le jury, qu’il vient de préparer. Puis, pendant 10 minutes, un échange a lieu entre le candidat et le jury. Enfin, il reste 5 minutes pour discuter du projet d’orientation du candidat.

 

Les deux membres du jury

Le candidat va être évalué par le jury. Ce dernier se compose de deux professeurs de matières différentes. Dans tous les cas, il y a forcément un professeur qui enseigne l’une des deux spécialités du candidat (ou de la série s’il s’agit de la voie technologique). Quant au deuxième membre du jury, il peut s’agir d’un professeur qui enseigne le deuxième enseignement de spécialité, ou bien un professeur d’une matière du socle commun, ou encore un professeur documentaliste.

 

Les critères d’évaluation du Grand Oral

Le Grand Oral est noté sur 20 points. Il représente un coefficient 10 en voie générale et 14 en voie technologique. Il compte dans les deux cas pour 10 % de la note totale du baccalauréat, ce qui en fait un exercice majeur dans le résultat final.

Cela est d’autant plus vrai que le Grand Oral vise aussi bien le fond que la forme. Autrement dit, ce que l’élève dit est aussi important que la manière dont il le dit. Les concepteurs de l’exercice ont mis l’accent sur cinq critères précis d’évaluation :

  • la qualité orale de l’épreuve : ici le jury va évaluer les capacités à capter l’attention, à être audible et intelligible. Mais il va aussi regarder la gestion du débit de parole, le choix des mots et l’engagement dans le discours ;
  • la qualité de la prise de parole en continu. Pour ce deuxième critère, le jury va noter l’aptitude à maintenir un discours fluide et efficace dans le temps, en développant les réponses ;
  • la qualité des connaissances. Ici, le jury va vérifier si le candidat réussit à répondre à ses questions et s’il utilise des connaissances précises et pertinentes ;
  • la qualité de l’interaction avec le jury. Ce quatrième critère repose sur la capacité à entrer dans l’échange avec le jury, à nourrir la discussion et à répondre à ses sollicitations ;
  • la qualité et construction de l’argumentation. Ici, le jury va évaluer la maîtrise des enjeux du sujet, la qualité de la construction de l’argumentation et l’esprit critique vis-à-vis du sujet.

Ce qu’il faut lire entre les lignes pour chacun de ces critères, c’est que le jury va être attentif à une multitude d’éléments : la voix, le regard, les gestes, mais aussi les arguments, les réactions aux questions du jury, etc.

 

Nos conseils pour réussir le Grand Oral

Comme nous l’avons mentionné précédemment, l’exercice du Grand Oral est ambitieux et complexe, mais il se prépare en amont. Voici à présent l’ensemble de nos conseils sur le fond et sur la forme, pour réussir au mieux cet examen.

 

Choisir ses deux questions

Les deux questions à choisir peuvent porter sur un seul enseignement de spécialité ou sur les deux. Ce choix est tout à fait personnel. Choisir un sujet qui porte sur un seul enseignement permet peut-être d’aller plus dans le détail théorique. En croisant les disciplines, les champs d’analyse sont plus larges, mais ils peuvent être aussi contraignants ou complexes, selon les matières.

Étant donné que le sujet va se préparer tout au long de l’année, il est important de choisir un sujet qui plaît, qui motive, sur lequel on est prêt à passer du temps mais aussi pour lequel on aura son avis à donner. Autrement dit, la motivation est un critère essentiel pour le choix des sujets !

Pour choisir son sujet, rien de tel que d’ouvrir son livre de spécialité et de repérer les thématiques actuelles intéressantes et qui donnent lieu à des débats. Lire des articles en lien avec les enseignements de spécialité est une bonne façon de prendre connaissance de l’actualité des débats. Solliciter et discuter avec le professeur est également pertinent ; il connaît bien les enjeux de sa matière et saura guider chacun dans son choix.

Il peut être intéressant aussi de chercher un lien entre les questions et le projet d’étude supérieure ou le projet professionnel. Si un étudiant choisit de travailler la spécialité Sciences économiques et sociales car il souhaite poursuivre vers des études de sociologie, il a tout intérêt à privilégier une question qui porte davantage sur la partie sociologie dans le programme. De même, si un lycéen a choisi la spécialité Informatique et numérique car il se voit développeur plus tard, se pencher sur une question liée aux algorithmes est tout à fait cohérent.

Une fois que les deux grandes questions ont été identifiées, il s’agit de les formuler correctement. Voici quelques expressions qui peuvent guider : Comment ? Pourquoi ? Depuis quand ? Peut-on ? Doit-on ? Dans quelle mesure ? Est-il souhaitable ? Faut-il ? Pour quelles raisons ? Quelles sont ? Quelles seraient les conséquences ?…

 

Chercher en multipliant les sources

Après ce premier travail de formulation, il va falloir commencer à fouiller, à chercher un ensemble d’informations concernant les deux sujets. Il faut multiplier les sources : journaux et presse, articles de recherche, films, reportages, dossiers statistiques, témoignages, etc., tout est bon à prendre puisque ces sources sont autant d’approches variées du sujet. Attention tout de même : il est nécessaire d’opérer un travail de sélection, certaines sources sont plus ou moins fiables.

Il est par ailleurs indispensable que les sources soient conservées et organisées (en mentionnant le nom, la date, le type de source, le support) pour les justifier et les citer pendant le Grand Oral. Utiliser un tableau à trois colonnes peut être une idée maligne pour bien travailler les sources :

  • la première colonne recense « l’identité » de la source (nom, date, type, support) ;
  • la deuxième colonne explique l’idée principale ;
  • la troisième colonne contient des justifications précises (des citations, des chiffres).

Enfin, on peut aussi noter les sources qui se confrontent ou qui émettent des points de vue différents sur la question. C’est à la fois important et intéressant de connaître les différents positionnements sur une question et ses arguments respectifs.

 

Construire une bonne problématique

Une fois que la deuxième étape de récolte de données est bien avancée, on peut alors réfléchir à la problématique.

Une bonne problématique met en lumière des tensions autour du sujet. La problématique c’est donc la question centrale d’un sujet, qui donne un cadre et qui suppose aussi des réponses. Dit autrement, la problématique c’est une interrogation synthétisant l’ensemble des sous-questions qui émergent d’un sujet donné.

Une bonne problématique repose sur quatre critères bien précis :

  1. Elle met en lien différents concepts.
  2. Elle doit être précise, concise et cohérente.
  3. Elle doit être ni trop banale ni trop originale, il faut trouver le juste milieu.
  4. Elle doit susciter le débat et donner lieu à des solutions possibles, à des propositions.

Il est donc très important de bien détailler la problématique comme si le jury ne connaissait pas du tout. Ce dernier doit bien percevoir le cheminement de pensée qui a débouché sur la problématique finale. Il faut aussi montrer en quoi elle est intéressante et actuelle, et qu’elle suscite le débat. À ce sujet, le candidat sera évalué sur sa connaissance des solutions mises en place, mais aussi sur sa capacité à donner son point de vue et à le nuancer.

 

Faire évoluer son sujet au long de l’année

Les questions choisies par les candidats sont des sujets qui font débat, qui sont susceptibles d’évoluer rapidement, même à l’échelle de l’année scolaire de terminale. Une fois que chaque élève a défini ses deux questions, il a le devoir de s’intéresser à leurs évolutions, tout au long de l’année. Pour cela, il convient de consulter régulièrement les médias, la presse spécialisée ainsi que les sources pour vérifier d’éventuelles mises à jour.

Bien accompagner son sujet au long de l’année est bénéfique pour trois raisons :

  1. Premièrement, en cas d’évolution liée au sujet (projet de loi, statistique, etc.), le jury ne manquera pas de tester le candidat pour savoir s’il a suivi ces changements.
  2. Deuxièmement, en cas d’évolution du sujet, le candidat pourra alors affiner ses réponses aux questions. Il ne s’agit en aucun cas de recommencer tout le travail, mais simplement de le mettre à jour.
  3. Troisièmement, cela facilitera la prise de position personnelle du candidat sur ses deux questions.

 

Gérer les cinq minutes de présentation du sujet

Pendant les cinq minutes du début de l’oral, c’est le candidat qui a la parole. Il doit présenter l’une des deux questions préalablement choisies par le jury. La présentation doit contenir plusieurs étapes importantes :

  • Premièrement, il est vivement conseillé d’introduire le sujet avec une belle accroche trouvée dans l’une des sources variées. Comme en dissertation, l’accroche éveille la curiosité du jury et permet ainsi de bien démarrer. L’introduction est aussi l’occasion d’expliquer brièvement le choix du sujet. L’introduction peut durer 30 secondes, une minute maximum.
  • Deuxièmement, il s’agit de développer le sujet. Il n’y a pas de plan imposé, chacun est libre de choisir celui qui convient le mieux (thématique, analytique, chronologique ou encore dialectique). L’important ici est de dégager deux ou trois idées qui éclairent la question. Pour chaque grande idée, il faut apporter des arguments. Pour s’assurer de ne rien oublier dans son argumentation, on peut suivre la méthode « AEI » : A comme argument, il faut le présenter. E comme expliquer, il faut préciser et expliciter. Et enfin I comme illustrer, en mobilisant les sources variées pour trouver des faits et exemples pertinents. Le développement dure environ trois minutes.
  • Il reste alors une minute pour conclure. C’est le moment de suggérer de nouvelles solutions, de faire des liens avec l’actualité ou avec une autre notion du programme. L’ouverture est à préparer, le jury va très certainement y revenir durant l’échange.

Il ne faut pas hésiter à écrire la trame de son oral, pour bien mémoriser la structure du discours et les idées clés. Il est essentiel de bien respecter le délai de cinq minutes. Cela est d’autant plus vrai qu’il faut conserver un « stock » d’idées et de connaissances pour l’échange de 10 minutes qui suivra.

 

Anticiper les 10 minutes d’échange avec le jury

Cette partie de l’oral est la plus longue, puisqu’elle dure 10 minutes. Le jury pourra poser des questions assez variées, portant sur :

  • des précisions théoriques ou un concept mentionné ;
  • des questions sur d’autres notions du programme, plus ou moins en lien avec le sujet ;
  • des précisions sur les sources utilisées ;
  • des interrogations sur la méthodologie suivie ;
  • il peut aussi demander au candidat de nuancer ou d’affirmer un point de vue personnel ;
  • il va enfin très certainement tester les connaissances sur l’actualité du sujet.

Autrement dit, tout ce qui va être énoncé pourra être l’objet d’une question ou d’une explicitation. Pour gérer au mieux cette étape, il convient alors de bien connaître le programme des deux spécialités (concepts, théories, auteurs, vocabulaire) et d’avoir en tête les sources. Si c’est possible, les candidats peuvent s’entraîner devant leur famille ou leurs amis, plusieurs fois dans l’année.

 

Parler de son projet d’orientation pendant cinq minutes

L’examen du Grand Oral se clôture avec un échange autour du projet d’orientation. Le jury va chercher à faire le lien entre le choix des questions et les projections du candidat. Le principe est assez clair : il s’agit de rendre compte du cheminement personnel qui a amené le candidat à son projet d’études et à son sujet de Grand Oral.

De manière très concrète, il est vivement conseillé de présenter les éléments suivants :

  • la formation visée après le bac. Il faut être précis, mentionner son intitulé exact, sa localisation et si c’est une formation sélective, non sélective ou un concours. Le candidat peut d’ores et déjà montrer qu’il se projette, notamment sur l’aspect du financement ou du logement. En fonction des dates de Parcoursup, si le résultat définitif n’est pas encore acté, il convient de présenter et hiérarchiser les différentes formations visées ;
  • les différentes étapes du cheminement : stages, rencontres, visites et portes ouvertes, salons, etc. ;
  • le lien entre le choix de spécialités et les attendus pour la formation visée.

 

Se préparer à la prise de parole en public

Au-delà du contenu du Grand Oral, la présentation en elle-même sera évaluée, on pourrait presque parler de prestation orale ! Ce qu’on appelle le « langage corporel » sera forcément pris en compte par le jury, il importe donc de s’y préparer.

Être à l’aise à l’oral, cela s’apprend. On peut imaginer commencer par observer les journaux à la télévision, ou bien des interviews. L’objectif étant de repérer ce qui rend les discours fluides pour pouvoir ensuite l’adapter à sa propre prise de parole. Il ne faut pas hésiter à s’entraîner à parler devant des amis ou des proches, pour dédramatiser la prise de parole en public et se familiariser avec l’improvisation. Ces exercices seront aussi l’occasion de repérer les tics de langage et de se forcer à faire des pauses, indispensables à l’oral.

La voix est l’instrument principal de tout orateur et elle repose sur trois éléments : le rythme, le volume et l’intonation. Pour parler avec une voix adaptée, chaque candidat peut s’entraîner tout au long de l’année sur des exercices de lecture à haute voix en variant le débit, le volume et le ton. Petit à petit, l’articulation s’améliorera, le ton sera plus limpide, les bafouillements limités. Le jury comprendra ainsi mieux le discours et la capacité à convaincre en sera renforcée.

 

Les ultimes conseils pour briller le jour J

Pour mettre toutes les chances de son côté le jour J, voici quelques conseils à suivre  :

  • ne pas oublier de sourire ;
  • regarder le jury dans les yeux, en alternant de manière équilibrée entre les deux membres ;
  • bien respecter le timing de 5 minutes pour la présentation du sujet ;
  • s’engager, utiliser le pronom « je » ;
  • faire une bonne impression en portant une tenue correcte, ni trop chic ni trop décontractée ;
  • être attentif à la voix, au rythme, aux tics de langage, aux mains et aux gestes ;
  • faire des pauses dans le discours ;
  • bien écouter les questions du jury et s’adresser à lui en répondant.

 

La rédaction de Up2School Bac espère que cet article te sera bien utile pour la préparation du fameux Grand Oral ! Bon courage !

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